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![]() Cyclisme GP ProTour Québec-Montréal Dans la roue des CanadiensMise à jour le mercredi 8 septembre 2010 à 11 h 20 Un texte de Manon Gilbert
QUÉBEC - La plupart des petits Québécois qui jouent au hockey auront un jour ou l'autre l'occasion de rencontrer un joueur du Canadien. Pour les cyclistes, c'est une autre paire de manches. Mais pas depuis mardi, depuis que les équipes ProTour ont pris d'assaut le Vieux-Québec. Malgré la pluie qui s'abattait sur la Vieille Capitale, malgré le décalage horaire, les maillots Sky, Caisse d'Épargne et autres ne sont pas passés inaperçus auprès des touristes et badauds qui y allaient d'une bonne main d'applaudissements à leur passage. Même si les coureurs de l'équipe canadienne connaissent bien le parcours de Québec, certains d'entre eux se sont offert un petit tour de reconnaissance, durant lequel ils ont accepté de « tirer » la journaliste de Radio-Canada Sports. Seuls Keven Lacombe, Guillaume Boivin et Charles Dionne manquaient à l'appel. Les deux premiers ont préféré s'offrir un entraînement plus intensif de quatre heures, tandis que le dernier ne s'est pas présenté au rendez-vous de l'équipe, fixé à 14 h au Château Frontenac. Un impair qui risque de lui coûter sa place pour la course. Rollin un peu perdu... Libéré par Cervélo pour l'occasion, Dominique Rollin a mené le cortège pendant les premiers coups de pédale. Mais disons que ça paraissait que le Bouchervillois court en Europe depuis deux ans. Ses coéquipiers se sont bien bidonnés quand Rollin tournait en rond dans les rues du Vieux-Québec, prenant parfois un sens unique à l'envers, pour essayer de déboucher sur la Grande Allée, départ de la course vendredi. « Dom, si tu continues comme ça, tu vas te casser la clavicule avant le départ! », a lancé François Parisien. Une fois la Grande Allée bien en vue, les porte-couleurs de l'unifolié ont pris leur rythme, mais pas celui de la course. « Le faux plat montant sur Grande Allée, on le monte présentement à 21 km/h. Vendredi, ça va être autour de 40-45 », fait remarquer Parisien. Les ralentirai-je? Non, me rassure-t-on. Pour bien voir les pièges, il faut rouler mollo. Parisien se fait d'ailleurs un plaisir de les repérer et de les indiquer à ses plus jeunes coéquipiers. S'il pleut, le parcours technique de Québec avec ses nombreux virages serrés risque d'envoyer bien des coureurs dans la bande. Même Rollin, qui aime rouler sous la pluie, souhaite le retour de Galarneau. Un rêve devenu réalité
Beau temps mauvais temps, la fébrilité est bien palpable au sein de l'équipe canadienne. Jamais les Rollin, Parisien et compagnie n'ont eu la chance de courir dans une épreuve de ce niveau devant les leurs. « La pression ne vient pas de la course, mais du fait qu'on veut bien paraître devant notre famille et nos amis », affirme Parisien. David Veilleux, lui, peine toujours à croire que les Sylvain Chavanel, Thomas Voeckler, Ivan Basso et autres emprunteront un parcours sur lequel il a passé sa jeunesse à s'entraîner. « Si tu savais le nombre de fois que j'ai roulé ici sur le boulevard Champlain, jamais je n'ai pensé qu'un jour je participerais à une course avec les meilleurs au monde », dit, avec une certaine émotion, le natif de Cap-Rouge. Veilleux ne participera qu'à la course de Québec. À Montréal, il cédera sa place à David Boily, un jeune grimpeur fort prometteur à qui convient mieux le parcours du mont Royal. À 21 ans, Guillaume Boivin trépigne également d'impatience en attendant le départ. « J'ai bien hâte. La première course que j'ai faite l'an dernier au Tour du Missouri, les 10 premiers kilomètres, j'étais vraiment impressionné. Je ne portais plus à terre, avoue le Montréalais. Maintenant, je les vois plus comme des concurrents que je dois essayer de battre. » En tout cas, il y en a un que Boivin serait bien fier de battre. « Un que je suis content de voir ici, c'est Ryder Hesjedal. C'est bon pour le Canada. C'est le meilleur cycliste canadien en ce moment et il peut nous servir d'exemple pour essayer un jour d'aller le rejoindre. » Boivin n'est peut-être pas si loin de suivre les traces de celui qui a terminé 7e au Tour de France. Mais surtout, la présence du ProTour à Québec et à Montréal risque de faire naître d'autres petits Boivin, Rollin et Hesjedal. Équipe canadienne pour la course de Québec : Dominique Rollin, François Parisien, David Veilleux, Will Routley, Keven Lacombe, Bruno Langlois, Guillaume Boivin. |