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![]() Cyclisme Montagne - Mondiaux La descente d'une vieMise à jour le dimanche 5 septembre 2010 à 23 h 00 Un texte de Manon Gilbert SAINT-FERRÉOL-LES-NEIGES - Décidément, les Canadiens se sont illustrés en descente aux Championnats du monde de vélo de montagne. Alors que tous espoirs de médaille reposaient sur le cross-country avec Marie-Hélène Prémont, Catharine Pendrel et Geoff Kabush, ce sont Lauren Rosser et Steve Smith qui ont permis au Canada d'enfin monter sur le podium à la dernière journée de compétition dimanche. En début de journée, Rosser a ouvert le bal en décrochant la médaille d'or. Puis, en après-midi, Smith a mis un point final à la compétition en mettant la main sur l'argent. Jamais un coureur canadien n'était monté sur un podium en descente aux mondiaux. Encore d'âge espoir à seulement 20 ans, Smith a réalisé la descente de sa vie. Et n'eût été une petite erreur, c'est l'or qui l'attendait à l'arrivée. Smith a parcouru les 2,9 km en 4 min 40 s 56/100. Il a terminé à 2,63 s de l'Australien Samuel Hill, vainqueur de son troisième sacre mondial après ceux de 2006 et de 2007. D'ailleurs, Hill connaissait bien le parcours du mont Sainte-Anne, puisqu'il y avait savouré la victoire en Coupe du monde à deux occasions, 2007 et 2009. « C'est fou. Je ne pourrais pas mieux me sentir maintenant, a lancé Smith avant de recevoir son dû sur le podium. « J'y allais pour ma meilleure descente. Et à la fin, j'ai perdu un peu ma roue avant. Je ne peux toucher le sol, c'est seulement mon pantalon qui a pivoté un peu. Quand j'ai vu que je n'étais pas tombé, je me suis dit : "Allez, finis ça en puissance." » Le Sud-Africain Greg Minnaar a complété le podium (4:40,93). Longue attente Cinquante-quatrième concurrent à prendre le départ sur un contingent de 64, Smith rongeait son frein en attendant que les grosses pointures franchissent la ligne d'arrivée. Avec les Minnaar, Hill, Steve Peat, champion mondial sortant, Gee Atherton et compagnie encore à venir, il y avait de quoi trouver le temps long, même si malgré son jeune âge le cycliste de Whistler est déjà étiqueté comme un descendeur fort prometteur. D'ailleurs, chaque fois que l'un des favoris ratait son coup, celui qui a conclu la saison de Coupe du monde au 10e rang laissait échapper un petit rictus en serrant les dents. À la fin, ça a été un grand soupir de soulagement et un poing levé bien senti. La consécration de Moseley
D'un bond, les filles se sont levées pour entourer Tracy Moseley et saluer sa victoire. Rarement un tel triomphe fait-il autant l'unanimité. Mais le premier titre mondial en descente de la Britannique était aussi attendu que l'élargissement de la rue Notre-Dame à Montréal. La vétérane de 31 ans a enfin mis la main sur la médaille d'or convoitée depuis 12 ans. Après 10 tentatives infructueuses, dont 8 chez les élites, Moseley est montée sur la plus haute marche du podium de la descente féminine grâce à son chrono de 5:17,47. « J'y rêve depuis tellement longtemps. Ça fait 12 ans que j'essaie de mettre la main sur ce sapré titre. C'est un peu surréaliste. J'ai si souvent imaginé ma victoire que je parie que je vais fondre en larmes quand je vais enfiler le maillot de championne du monde », a déclaré la gagnante, vice-championne mondiale en 2006 et en 2009. La cycliste de Worcester, qui avait déjà annoncé ses couleurs en dominant l'entraînement chronométré jeudi, a eu le dessus sur un trio de Françaises. Sabrina Jonnier, championne de la Coupe de monde, a enlevé ce qu'elle qualifie de « décevante » médaille d'argent (5:24,97). « Je visais le doublé », a-t-elle dit en larmes après la course, en ajoutant du même coup qu'elle se réjouissait de la victoire de Moseley. Ses compatriotes Emmeline Ragot (5:28,11) et Floriane Pugin (5:29,81) ont suivi en 3e et 4e places. Plus lent et plus glissant Sur un parcours rendu plus lent à cause de la pluie, Moseley a construit sa victoire avec sa technique énergique. « Je savais que je devais attaquer et pédaler. Je me suis vraiment concentrée à pédaler à fond dans toutes les sections. Ce n'était pas parfait, mais les conditions étaient difficiles et glissantes. » Justement, ses conditions ont usé le corps de la meilleure Canadienne, Claire Buchar, qui a franchi l'arrivée au 9e rang, à 18,12 s de la gagnante. Après un lent départ, la coureuse de Whistler en a eu plein les bras quand elle a décidé de se laisser aller pour gagner de la vitesse. « La pluie a creusé le parcours, c'était glissant. Et quand le terrain s'assèche, la terre forme des mottes, ce qui rend la course beaucoup plus physique. Tu ne peux pas relaxer autant que tu le veux, c'était difficile, a raconté Buchar. « Dans les conditions, je ne peux pas être déçue d'un top 10 aux mondiaux. » Autres résultats canadiens Hommes
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