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![]() Cyclisme | Chronique de Dominique Rollin
Tous pour unDominique Rollin est membre de l’équipe canadienne depuis 2001. L’athlète de Boucherville a été sacré champion canadien sur route en 2006. À titre de sprinteur, il défend les couleurs de Cervélo, dans l’antichambre de la prestigieuse catégorie ProTour. Il décrit aux deux semaines le quotidien d’un cycliste dans les hautes sphères. Bonjour à tous, Je suis content de ma 2e place dans la deuxième étape du Tour de Poitou-Charentes. Il me manquait environ 10 mètres pour passer Anthony Ravard. Mais ça fait du bien de voir que les jambes sont là, que la forme s'en vient et que je retrouve mon sprint. D'ailleurs, je suis content d'avoir enfin la chance de m'exprimer au sprint. Ça faisait un petit bout de temps que je n'en avais pas eu l'occasion. Depuis mon arrivée en Europe, je travaillais surtout pour d'autres sprinteurs. J'avais donc un peu perdu confiance en moi parce que je n'avais pas la chance de sprinter trop souvent. J'ai aussi dû travailler sur l'endurance pour m'adapter à la longueur des courses européennes. Ici, j'ai l'occasion de me mêler aux autres coureurs, de retrouver les sensations, de me frotter un peu plus au lieu de protéger mon sprinteur ou de faire l'effort à un kilomètre de l'arrivée. Maintenant, c'est à moi d'arriver frais et de faire mon boulot. La forme est là, donc je serai prêt pour les courses de Québec et de Montréal. Et justement, l'équipe officielle a été annoncée ce matin. Je dois vous avouer que j'étais quand même au courant depuis quelque temps. L'Association canadienne a préféré prévenir les coureurs plus tôt pour éviter que certains n'angoissent trop longtemps.
Je pense que l'équipe canadienne offre une bonne sélection. Avec un choix de 12 coureurs (8 seront sélectionnés par course), ça nous laisse une marge de manoeuvre. À Québec, on va pouvoir présenter une équipe axée davantage sur les rouleurs parce que c'est un circuit pour un sprint massif. À Montréal, on aura des coureurs qui sont capables de grimper, donc en mesure d'attraper le bon groupe dans le dernier tour. Je peux apporter beaucoup à l'équipe en terme de connaissances, de stratégie et d'organisation sur la route. Ensuite, il faudra s'assurer qu'on arrive à travailler en équipe. On va devoir bien s'entendre et avoir un objectif commun qui est la réussite de l'équipe nationale et non la réussite de ses objectifs personnels. Dans une course ProTour, si tout le monde pense de façon individualiste, il n'y en a aucun qui va se rendre à la ligne d'arrivée. Je ne sais pas encore quand je rentrerai au Québec, j'attends encore mon billet d'avion. Mais une chose est certaine, je n'arriverai pas avec le vol nolisé sur Québec le 7 septembre. Je veux arriver plus tôt pour passer un peu plus de temps à la maison et bien me remettre du décalage horaire. Abandon et départ Dimanche dernier, je n'ai pas rallié l'arrivée à Plouay. Ça a été une course difficile, avec ses 250 km et ses 4000 mètres d'ascension... qui ont fait des dommages. J'en ai payé un peu les frais. J'ai fait mon travail, et sur la fin j'ai coincé un peu. L'année dernière, j'avais obtenu du succès à Plouay (25e). Mais ma préparation était différente. J'avais la forme parce que je préparais le Tour d'Espagne et je sortais d'une course par étapes avec un parcours vallonné. Cette année, je n'avais pas une telle préparation. Au cours des deux semaines précédentes, j'étais au repos ou en remise en forme.
Par ailleurs, ça a été un peu un choc d'apprendre que notre équipe allait perdre l'un de ses deux mentors. Plusieurs coureurs s'y attendaient quand même après le Tour de France que Carlos (Sastre) a vécu. Il ne faut pas oublier que sa carrière tire à sa fin et je crois qu'il veut retourner en sol espagnol. Carlos n'a pas eu les résultats escomptés au Tour de France. Il faut dire que l'équipe avait surtout été construite pour défendre le maillot vert de Thor Hushovd. Carlos n'a peut-être pas obtenu le soutien qu'il désirait. Comme il souffrait d'une hernie discale après le Tour d'Italie, l'équipe avait pris la décision de plutôt soutenir Thor. Je pense que ça l'a frustré un peu de voir qu'il n'avait pas toute l'équipe à sa disposition. Mais bon, ce sont des spéculations... parce que je n'y étais pas. À bientôt. À lire aussi 8 septembre 2011 Le bonheur de courir chez soi5 juillet 2011 Problème par-dessus problème17 juin 2011 Remise en forme en Beauce26 mars 2011 Au-delà de mes attentes22 décembre 2010 Rouler sur la neige4 novembre 2010 Le meilleur des deux mondes25 août 2010 Tous pour un10 août 2010 De grandes attentes pour Québec et Montréal20 juillet 2010 J'ai tellement souffert!11 juin 2010 Une première ascension mythique |