Steve Bauer et des coureurs de Planet Energy
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Planet Energy
À moins d'un miracle, la seule équipe continentale canadienne ne participera pas à la première édition des deux courses ProTour à Québec et à Montréal, en septembre 2010.
La Fédération internationale ne veut pas adoucir ses règles pour permettre à Planet Energy, la seule formation canadienne continentale, de prendre part aux courses ProTour de Québec et de Montréal.
Pourtant, Planet Energy, qui compte dans ses rangs seulement des coureurs de l'unifolié, avait déjà obtenu une invitation de l'organisateur Serge Arsenault.
Mais l'Union cycliste internationale (UCI) ne l'entend pas ainsi: les courses ProTour sont réservées aux équipes du ProTour, aux équipes continentales professionnelles qui reçoivent un laissez-passer, ainsi qu'à l'équipe nationale du pays qui présente la course.
Et la formation dirigée par Steve Bauer ne figure pas « encore » dans ces trois catégories.
« Il n'y a peut-être plus assez de temps pour changer les règlements, mais ça valait la peine d'essayer », a déclaré avec amertume l'ancien maillot jaune du Tour de France à Radio-Canada Sports.
Les Martin Gilbert, François Parisien et Keven Lacombe devront donc troquer leur maillot vert et blanc pour celui de la feuille d'érable s'ils veulent rivaliser avec les RadioShack, Quick Step et autres grosses pointures du circuit.
Le passeport pas pour les équipes continentales
Les deux courses au Québec, ainsi que le Tour Down Under (Australie), première épreuve non européenne inscrite au calendrier ProTour l'an dernier, font partie du plan stratégique de l'UCI pour développer le cyclisme hors de l'Europe.
Martin Gilbert, Keven Lacombe et Steve Bauer
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Planet Energy
Sauf que dans ces petits marchés, les équipes continentales professionnelles se comptent sur les doigts de la main... une seule, BMC Racing aux États-Unis.
Raison pour laquelle Bauer a fait des pieds et des mains auprès des dirigeants de l'UCI pour que la fédération adoucisse ses règles.
« Si vous voulez développer un nouveau marché, ça ne fait pas de sens. Ça n'aide pas notre marché, ni notre équipe qui n'a pas les mêmes occasions de se développer. Ça limite le potentiel en Amérique du Nord. Et du point de vue des affaires, que dire de la visibilité des commanditaires, ceux qui permettent aux équipes d'exister? »
Pour être en règle auprès de l'UCI, Bauer a entrepris une démarche pour le passeport biologique, obligatoire pour les formations ProTour et continentales pro, dès la confirmation des courses en sol québécois.
Mais il s'est buté à une fin de non-recevoir. « L'UCI n'a pas les moyens et le personnel pour tester les équipes continentales. Elle ne voulait pas non plus que Planet Energy crée un précédent et que d'autres équipes continentales souscrivent au passeport biologique », explique l'Ontarien de 50 ans.
Seule consolation, Bauer épargnera temps et énergie puisqu'il n'a plus besoin de trouver 100 000 $ pour le coût annuel du passeport biologique.
Vers le Tour de France
Toutefois, ce n'est que partie remise. Dès 2011, le meilleur coureur canadien de tous les temps entend bien que sa jeune formation, créée en 2008, soit promue dans la hiérarchie du cyclisme mondial.
Martin Gilbert, 2e à l'avant-plan, au Missouri
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Une fois étiquetée continentale pro, Planet Energy pourra jouer dans la cour des grands et participer à toutes les courses importantes... même le Tour de France, à condition bien sûr de recevoir une invitation.
« Je crois que nous pouvons amener une équipe canadienne au Tour de France. Je bâtis l'équipe pour un jour matérialiser ce rêve. Il y a des coureurs dans cette équipe qui peuvent y aspirer », a dit Bauer.
En septembre, au Tour du Missouri, Martin Gilbert a fait écarquiller bien des yeux en gagnant la dernière étape et en rivalisant avec les Mark Cavendish et Thor Hushovd, les deux meilleurs sprinteurs de la Grande Boucle 2009. Pourtant, Planet Energy avait reçu une invitation de dernière minute en raison du forfait d'une autre équipe.
En attendant que ses protégés côtoient de nouveau les gros ténors du ProTour, Bauer présentera sa formation pour 2010 au plus tard la semaine prochaine. Aucun changement majeur à prévoir, si ce n'est l'ajout de quelques coureurs « étrangers », un pas vers la concrétisation du rêve.