
Tour de France
![]() Photo: AFP/Franck Fife Patrick Sinkewitz |
La 94e édition du Tour de France vit sa première crise de dopage et, pour la formation T-Mobile, le mensonge se poursuit.
Mercredi, avant le départ de la 10e étape, la Fédération allemande de cyclisme (BRD) a annoncé que Patrik Sinkewitz avait été déclaré positif à la testostérone lors d'un contrôle inopiné. Ce contrôle a été réalisé le 8 juin lors d'un stage d'entraînement dans les Pyrénées en vue du Tour de France.
L'Allemand de 26 ans, chez T-Mobile depuis 2006, avait dû abandonner le Tour dimanche au terme de la 8e étape après être entré en collision avec un spectateur en redescendant vers Tignes. Sinkewitz s'est fracturé le nez et doit être opéré à la mâchoire aujourd'hui à Hambourg.
« Si la contre-expertise devait confirmer le résultat de l'échantillon A, une procédure disciplinaire serait ouverte par la BRD et Patrik Sinkewitz ne pourra plus être sélectionné en équipe d'Allemagne », a écrit la BRD dans un communiqué.
Selon des sources proches du dossier, le rapport testostérone/épitestostérone de l'échantillon A de Sinkewitz s'est établi à 24, alors qu'il y a anormalité lorsque la valeur est supérieure à 4.
T-Mobile a donc immédiatement suspendu le coupable.
Le dopage revient donc hanter l'équipe T-Mobile. Un an après l'affaire Puerto qui avait privé Jan Ullrich du Tour de France, la formation allemande a été récemment rattrapée par les aveux d'anciens coureurs de Telekom - son nom jusqu'en 2004 - comme Erik Zabel, Bjarne Riis et Rolf Aldag qui ont admis avoir eu recours à l'EPO dans les années 1990.
Et il y a deux semaines, l'Allemand Matthias Kessler, qui a couru chez T-Mobile de 2000 à 2006, a été licencié par l'équipe Astana pour avoir échoué à un test à la testostérone. L'an dernier, Kessler était le cochambreur de Sinkewitz.
Les Allemands écopent
Les amateurs allemands de vélo vont payer pour l'écart de conduite de Sinkewitz, puisque les chaînes de la télévision publique allemande ARD et ZDF ont décidé mercredi d'arrêter, jusqu'à nouvel ordre, la retransmission de la Grande Boucle.
Les deux chaînes qui diffusent alternativement les étapes du Tour ont indiqué dans un communiqué commun que cette mesure serait observée jusqu'à « l'éclaircissement du cas Patrik Sinkewitz ».