Mara Abbott
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PC/Ian Barrett
Quand elle a pris le départ parmi les Judith Arndt, Oenone Wood, Jeannie Longo, Nicole Cooke, Marianne Vos, Mara Abbott faisait figure d'illustre inconnue ou presque.
L'Américaine de 21 ans en a surpris plus d'un en terminant deuxième samedi, au pied du mont Royal. Mais il faudra peut-être s'habituer à la voir sur les podiums.
Bien sûr, les Américaines et Canadiennes qui roulent en Amérique du Nord avaient déjà une bonne idée du talent de la cycliste de 21 ans. On ne gagne quand même pas le Tour de Gila (en 2007), une des plus importantes courses en Amérique du Nord, par accident. Mais pour l'élite mondiale, son nom ne sonnait que dalle... comme pour le public.
Mais en ce 2 juin 2007, la pétillante Américaine de Boulder, au Colorado, s'est fait un nom sur la scène internationale. Parce que par son aisance à monter la voie Camilien-Houde, Abbott risque d'accumuler les succès au cours des prochaines années.
Pourtant, le cyclisme, c'est son deuxième sport. Abbott est d'abord et avant tout une nageuse qui se spécialise dans le 1,5 km.
« Je ne suis pas une bonne nageuse. Mais j'aime ça. Alors, je continue pour le plaisir », a confié celle qui a terminé deuxième de l'étape montréalaise de la Coupe du monde féminine.
Six courses et championne
Étudiante au Collège Whitman, dans l'État de Washington, Abbott a commencé à rouler il y a deux ans.
« Après ma saison de natation, je ne savais jamais quoi faire. J'ai des amis qui faisaient du cyclisme et qui m'ont suggéré de me joindre à eux. »
Abbott n'a pas mis de temps à faire écarquiller les yeux dans le milieu universitaire. À sa sixième course, elle a gagné le championnat collégial, équivalent du NCAA dans le cyclisme, mais pas régi par la même organisation.
Depuis trois ans donc, Abbott enchaîne les compétitions de natation et de vélo. Mais les longueurs achèvent, une année encore, jusqu'à la fin de ses études en sciences politiques. Ensuite, le choix se fera de lui-même.
« Je vais devenir une cycliste professionnelle! »
Fabiana Luperini, Arndt, Wood et compagnie n'ont qu'à bien se tenir parce que l'Américaine ne répétera pas souvent la même erreur qu'à Montréal. La prochaine fois, elle ne sprintera pas à 500 mètres de l'arrivée!