Lance Armstrong
©
AFP/Gianluigi Guercia
Lance Armstrong avait choisi d'« inviter » les médias à sa rencontre de presse. Résultat: un seul quotidien français a été admis: Le Dauphiné libéré.
Le champion américain a rappelé en point de presse qu'il en veut à la direction du Tour de France après les accusations de dopage dont il a été la cible, et qu'il a rejetées.
Le Texan s'est expliqué en détail sur ses propos tenus dans une émission de télévision américaine concernant les joueurs de l'équipe de France de soccer.
« Je regrette seulement que le processus de l'émission n'ait pas été retranscrit correctement en Europe. Je devais faire dix ou douze monologues humoristiques. J'ai raconté des blagues sur moi-même et des blagues sur la France. Les gens adorent les blagues sur la France. [...] Il y a un journal français qui a titré en une "Bienvenue en France Trouduc". J'ai adoré », a expliqué Armstrong au journal français.
Plus sérieusement, l'Américain a évoqué aussi ses relations avec la direction du Tour, compliquées par les soupçons de dopage lors de sa première victoire en 1999, accusation qu'il a rejetée.
« J'aimerais bien avoir de bons rapports avec eux, mais c'est très compliqué. Il y a ASO (l'organisateur), L'Équipe (le journal français du même groupe qui a accusé Armstrong). Je ne pense pas que cela soit possible. Mais j'aime toujours le Tour. J'aime cet événement. Les hommes, c'est un autre problème », a-t-il expliqué.
Armstrong a prévu de suivre la 16e étape, mercredi, entre Bourg d'Oisans et La Toussuire, dans la voiture d'équipe de son ancien directeur sportif Johan Bruyneel.
Armstrong content pour Landis
Floyd Landis
©
AFP/Doug Pensinger/Getty Images
Le champion texan a dit par ailleurs qu'il se réjouissait du maillot jaune de son compatriote et ancien coéquipier Floyd Landis.
« Il possède deux minutes d'avance sur ses principaux rivaux, il bosse, il est malin, il est têtu. Il peut gagner le Tour. [...] C'est très bien pour le cyclisme américain, a-t-il admis. Si le vainqueur du Tour, juste après moi, était américain, cela serait très positif pour le cyclisme, son industrie. Les amateurs américains ont besoin que ce soient les leurs qui gagnent. »
Le détenteur du record des victoires a refusé l'hypothèse d'un Tour dévalué par les absences.
« Ce ne serait pas juste. Pour moi, le vainqueur sera un beau vainqueur, a-t-il ajouté. Il y aura toujours quelqu'un pour dire, untel est à la retraite, untel a été viré. Mais, quoi qu'il arrive, celui qui est en jaune à Paris a gagné. »