Une course plus ouverte que jamais

Floyd Landis Floyd Landis   © AFP/Pascal Guyot

Les 156 coureurs encore en lice au Tour de France profitent d'une deuxième journée de repos lundi avant d'amorcer trois rudes étapes de montagne dans les Alpes.

Il ne reste qu'une semaine au Tour de France, mais il est encore difficile de prévoir le gagnant dimanche à Paris.

Au terme de ces étapes alpines, qui commencent mardi avec la mythique Alpe d'Huez, on devrait avoir une meilleure idée du successeur du septuple vainqueur Lance Armstrong, arrivé à Gap lundi.

Parce qu'avec encore une semaine à disputer, le Tour est encore très ouvert. Certes, l'Américain Floyd Landis, qui a porté le maillot jaune pendant deux jours, fait figure de favori. Mais ses coéquipiers de Phonak seront-ils capables de suivre la cadence en montagne, eux qui ont montré de sérieux signes de faiblesse dans les Pyrénées?

Surtout, la cadence imposée par les Rabobank de Denis Menchov. Le Russe, gagnant du dernier Tour d'Espagne à la suite du déclassement de Roberto Heras pour dopage, compte sur deux puissants guerriers pour le traîner dans les cols: le Néerlandais Michael Boogerd et le Danois Michael Rasmussen, gagnant du maillot à pois l'an dernier.

De plus, on parle d'une certaine alliance avec les membres de Discovery Channel qui n'ont plus aucune chance de triompher à Paris. En laissant la victoire à Yaroslav Popovich lors de la 12e étape, les Rabobank se sont gagné de précieux alliés.

Si Landis est capable de limiter les dégâts, il possède un net avantage au contre-la-montre, avant-dernière étape avant de rentrer sur les Champs-Élysées dimanche.

Evans la surprise

Et les autres: Cadel Evans, Levi Leipheimer, Andreas Klöden et Carlos Sastre. Klöden possède la meilleure équipe du peloton, mais les T-Mobile n'ont pas roulé à la hauteur de leurs talents jusqu'à présent. Puis, mauvais signe, l'Allemand a été décroché dans les Pyrénées.

Après s'être effondré dans le premier contre-la-montre, Leipheimer a démontré qu'il avait retrouvé la forme dans les Pyrénées, suivant Landis sans difficulté. Leipheimer est beaucoup mieux entouré par ses Geroldsteiner que Landis par ses Phonak.

Quant à Evans, il pourrait s'avérer la surprise de cette Grande Boucle. Huitième de son premier Tour en 2005, l'Australien est tout autant un bon rouleur qu'un bon grimpeur. Il a calé dans le dernier kilomètre du Pla-de-Beret, mais son directeur sportif soutient qu'il a progressé depuis.

Surprenant meneur, l'Espagnol Oscar Pereiro (Caisse d'Épargne) aimerait bien, lui, garder le maillot jaune jusqu'au bout.

Freire papa

Par ailleurs, l'Espagnol Oscar Freire, gagnant de deux étapes, a eu droit à une petite dérogation durant le jour de repos à Gap pour se rendre à Lugano, en Suisse, voir son fils, né dimanche.

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