Ullrich, le jour de son exclusion du Tour de France
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AFP/Franck Fife
Exclu du Tour de France il y a une semaine pour son implication dans le scandale espagnol de dopage, Jan Ullrich nie toute relation avec le docteur Eufamio Fuentes, tête du réseau. Il a mis l'affaire entre les mains de ses avocats.
Le magazine allemand Der Spiegel révèle des détails accablants sur Jan Ullrich et sa consommation de produits dopants
Toutefois, le magazine allemand Der Spiegel, qui paraîtra lundi, ne partage pas la même opinion que le cycliste de 32 ans.
Après une enquête, l'hebdomadaire révèle de nouveaux détails selon lesquels Ullrich consommait bel et bien des produits dopants.
L'enquête se base sur des conversations téléphoniques entre le directeur sportif du cycliste, Rudy Pevenage, et le Dr Fuentes qui désignent clairement l'Allemand comme partie prenante du scandale présumé.
Le 20 mai, Pevenage a appelé Fuentes au téléphone pour lui dire « avoir parlé avec une tierce personne. Cette tierce personne est intéressée à avoir plus, même si ce n'est que la moitié ».
Or, selon Der Spiegel, la « tierce personne » est clairement Jan Ullrich, car Pevenage avait dit le 18 mai, jour où l'Allemand avait remporté l'étape au Tour d'Italie: « La tierce personne a gagné. »
D'après le magazine, les enquêteurs sont visiblement convaincus que Pevenage et Fuentes voulaient procurer à Ullrich une dose de sang de plus que ce qu'il avait déjà reçu.
Toujours selon Der Spiegel, un document du dossier évoque un « Jan » qui aurait payé 2970 euros (4240 $CA) pour pouvoir être approvisionné en « Vino, Nino, Ignacio et PCH ».
Les enquêteurs pensent que ces termes désignent en fait du sang manipulé, des hormones de croissance, une préparation similaire à l'insuline (IGF-1) et des comprimés de testostérone.