Nicolas MacrozonarisLe sprinteur québécois Nicolas Macrozonaris ne figure pas sur la récente liste des athlètes brevetés d'Athlétisme Canada.
Le sprinteur québécois Nicolas Macrozonaris ne figure pas sur la récente liste des athlètes brevetés d'Athlétisme Canada. Grosso modo, en perdant son statut d'athlète de niveau international, il doit faire une croix sur le financement qui l'accompagne.
Grosso modo, en perdant son statut d'athlète de niveau international, il doit faire une croix sur le financement qui l'accompagne. Un dur retour à la réalité pour celui qui occupait le prestigieux quatrième rang du relais canadien aux mondiaux d'Helsinki...
Comme l'expliquait l'ancienne vedette canadienne du sprint Bruny Surin, le financement d'un athlète dit « cardé » est plutôt important. On parle ici de 1250 $ à 1500 $ par mois, en plus d'une prime de 10 000 $ par année provenant du programme provincial Équipe Québec.
Sur son site Internet, Macrozonaris s'est dit surpris d'être laissé de côté autant pour un brevet international qu'un brevet médical.
La saison du Lavallois a été minée par les blessures. Il n'a jamais été en mesure d'approcher son record personnel de 10,03 secondes, enregistré à Mexico en 2003. Il a aussi perdu son titre canadien au 100 m au profit de Pierre Browne.
Sa plus grande déception est survenue aux Jeux olympiques d'Athènes, disputés sur la terre natale de ses parents. Il n'a pas été en mesure de dépasser le deuxième tour de la compétition.
« Macro » cherche une explication
« C'est connu de tous que j'ai été blessé la majeure partie de la saison (après une course à Mexico le 21 mai). Je n'ai couru que trois autres courses durant le reste de l'été. Des documents à cet effet ont été soumis avec ma demande de financement. »
Macro pense aussi que son franc-parler à propos des critères de sélection a pu nuire à son financement.
« Athlétisme Canada est probablement dirigé par des gens qui ignorent à quel point ils savent peu de choses ou ne s'en soucient pas. D'un autre côté, c'est peut-être une vengeance en raison de ce que j'ai affirmé dans le passé. »
« Je veux que mes partisans sachent que j'ai fièrement représenté le Canada dès le premier jour, aux Jeux olympiques, aux Championnats du monde et lors des compétitions d'envergure. Je vais continuer à le faire et je vais continuer à partager mon opinion, peu importe la conclusion de ce processus », a ajouté Macrozonaris.
Rejoint pour commentaires, Athlétisme Canada a précisé qu'il répondrait aux questions mardi.