Alexandre Despatie en 2010
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AFP/PRAKASH SINGH
Alexandre Despatie revient à la compétition. Ce week-end à Rostock, en Allemagne, il participera à l'épreuve de plongeon synchronisé (3 m) avec son partenaire Reuben Ross.
Despatie verra très vite s'il est à nouveau dans le coup. Il n'a pas eu beaucoup de temps pour se préparer, mais il n'avait pas le choix de passer par Rostock. En effet, du 20 au 26 février, ce sera l'épreuve préolympique de plongeon présentée dans les installations olympiques de Londres, dernière chance de qualifier son pays pour les Jeux de cet été.
« Ça va super bien, lance-t-il d'entrée au téléphone à Radio-Canada Sports, mercredi. Ça fait un peu plus qu'un an. Ça a été un long processus. On en a parlé beaucoup depuis l'été, la remise en forme, le retour au plongeon comme tel. Là, les choses commencent à se concrétiser, je me sens de mieux en mieux sur la planche, un peu à chaque jour. Il ne faut pas regarder trop loin, c'est important que je sois concentré sur le moment présent. »
Et le moment présent, c'est le retour au travail avec son partenaire Reuben Ross, avec qui il plonge en synchro depuis le début de 2009.
« On a fait notre premier entraînement complet ensemble aujourd'hui (mercredi). Ça a bien été, estime-t-il. On est content d'avoir eu le temps de pratiquer un peu avant la compétition, et d'avoir la chance de la faire en fait. »
Despatie ne plongera qu'en synchro à Rostock, car il n'était pas qualifié en solo pour la compétition allemande.
« Techniquement, je ne suis pas qualifié pour plonger individuellement, mais je m'entraîne chaque jour en individuel pour le plus gros test à ce jour, dans deux semaines à Londres. Si tout se passe bien, et si on voit qu'on est au niveau pour qualifier le pays pour les Jeux, je ferai alors le synchro et l'individuel dans deux semaines, car c'est la dernière chance de qualifier le pays pour les Olympiques. »
Cette épreuve préolympique, Despatie y pense déjà. Il sait que le calibre sera très relevé. Rostock n'est qu'une mise en bouche.
« L'objectif de ce week-end, c'est de se tremper les pieds un peu, et de voir si on a une chance de qualifier le pays dans deux semaines. À Londres, ça va avoir fait trois semaines que je fais tous mes plongeons de compétition. C'est court après un an d'absence et un peu plus. Je dois être objectif et me concentrer à qualifier le pays.
« Comme c'est la dernière chance, le niveau va être élevé, car tout le monde veut faire sa place pour qualifier son pays pour les Olympiques qui s'en viennent cet été. Et après l'épreuve de Londres dans deux semaines, le focus va changer. Mais pour l'instant, j'y vais au jour le jour », prévient-il.
Despatie veut garder contact
Alexandre Despatie retrouvera ce week-end l'ambiance des épreuves Grand Prix. Et Rostock, justement, c'est la plus vieille épreuve du circuit international. Cela fait 57 ans que les meilleurs du monde se donnent rendez-vous à la piscine Neptune.
« C'est la même formule depuis 57 ans et c'est ça qui fait son charme, note-t-il. Elle a été une des compétitions les plus convoitées. Aujourd'hui, le circuit a évolué, mais ça reste une compétition populaire. »
Alexandre Despatie revient donc dans l'actualité et il a décidé de tenir les amateurs de plongeon au courant de son retour grâce à un compte Twitter.
« Je trouvais qu'en cette année olympique, c'était important de partager ce que j'ai vécu depuis un an pour suivre l'évolution de ce qui s'en vient dans les prochains mois, a-t-il expliqué. C'est @ADespatie.
« Donc, suivez-moi, je vais vous donner un petit peu de moi-même chaque jour, où je suis et ce qui se passe dans ma vie », a-t-il conclu, toujours aussi en phase avec ses admirateurs.
Écoutez l'interview d'Alexandre Despatie dans l'émission Désautels, à la Première Chaîne radio, le mercredi 8 février 2012.