Bonjour à tous,
Je reviens tout juste de New Delhi, en Inde, où j'ai participé aux Jeux du Commonwealth, ma dernière compétition officielle de la saison.
Après avoir remporté le bronze en 2002 et l'argent en 2006, j'y allais pour une seule chose, l'or. J'ai réussi ma mission en enlevant les grands honneurs du 100 m libre, samedi.
Ça faisait plus d'un an que je savais que je nageais le 9 octobre et que je me préparais pour ajouter l'or à mon palmarès. J'avais donc la victoire dans ma ligne de mire depuis longtemps.
J'ai réalisé un chrono de 53,70 s pour améliorer mon propre record des Jeux du Commonwealth. Je m'attendais à nager plus vite, mais un virus m'a affaibli, comme au moins un nageur sur deux. L'eau n'était pas claire, mais je ne crois pas que la piscine était en cause.
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PC/AP/Domenico Stinellis
Aux Championnats du monde en août, j'avais devancé l'Australien Andrew Bruce Pasterfield de seulement 25 centièmes. Je ne sais pas ce qui s'est passé avec lui, parce que je l'ai battu de beaucoup cette fois (1,34 s). J'ai toutefois été 19 centièmes plus lent qu'aux mondiaux, ce qui est surprenant étant donné que je me suis concentré sur cette épreuve dans les dernières semaines.
Hors de ma zone de confort
On s'attendait au pire avant d'arriver là-bas, mais ce n'était pas si pire que ça finalement. Par contre, on a clairement vu que la ville n'était pas prête à accueillir un événement de cette envergure. Les Indiens ont beaucoup de choses à apprendre avant de pouvoir organiser les Jeux olympiques.
Tout était mal fait. Les installations étaient neuves, mais elles ont été construites en vitesse. Comme elles ont été bâties tout croche, les installations ne dureront pas. C'est triste, parce qu'elles ne pourront pas être réutilisées longtemps. L'Inde a dépensé des milliards de dollars pour rien, car aucun héritage n'est légué.
En Inde, tout est long et complexe. Ç'a pris cinq jours avant de réparer le système d'air conditionné qui ne fonctionnait pas dans ma chambre. Et il faisait quand même 42 degrés Celsius!
En revanche, il n'y avait pas de faille sur le plan de la sécurité. Quand nous nous déplacions, nous étions toujours sous escorte policière et militaire. Les Jeux ont été disputés sous haute surveillance.
En raison de mes problèmes de santé au début de mon séjour en Inde, je n'ai pas eu le temps de savourer l'expérience. Je n'en ai pas profité à 100 %, mais au moins j'ai réussi ma mission.
Brève pause
Je ne prendrai pas trop de congés avant de reprendre officiellement l'entraînement le 1er novembre.
Je pars vendredi pour le Brésil, où je vais participer à une compétition amicale du 22 au 24 octobre pour faire la promotion des Jeux paralympiques de 2016 à Rio de Janeiro.
J'avais dit non au départ, parce que j'étais censé être en vacances avec ma copine en Floride, mais les organisateurs ont insisté. Pour me convaincre d'y aller, ils ont même payé le billet d'avion de ma copine, en plus du mien, de l'hôtel et des repas.
Ma présence ajoutera de la crédibilité à cet événement qui regroupera les meilleurs nageurs.
On se reparle à mon retour du Brésil.
À bientôt.