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![]() + de sportsBoxe Le deuxième souffle de LucasMise à jour le mercredi 18 novembre 2009 à 9 h 02 L'appel de l'arène est plus fort que le confort de la retraite pour Éric Lucas. Absent de la scène sportive depuis près de quatre ans, le Québécois revient à ses premières amours et confirme son retour à la compétition. Le principal intéressé a annoncé la nouvelle, mardi, dans une conférence de presse au Complexe sportif Claude-Robillard. « Je n'ai jamais perdu le goût de faire un retour, a confié Lucas. J'ai gardé la forme et j'ai toujours la piqûre de la boxe. » Il sera à l'oeuvre dès le 11 décembre, au Centre Bell, en sous-carte du combat revanche entre Adrian Diaconu et Jean Pascal. L'Argentin Ramon Pedro Moyano (27-8,3, 15 K.-O.) sera son adversaire pour l'occasion, une proie plutôt modeste, mais qui lui servira surtout à retrouver ses repères. Les hostilités sont prévues pour huit rounds. Tout retour aux sources commande des précautions, mais encore plus à 38 ans. Le choix d'un adversaire dont le dernier combat important remonte à 2001 (contre l'Italien Christian Sanavia) en est la preuve patente. Lucas (38-7-3, 14 K.-O.) a effectué son dernier tour de piste contre Mikkel Kessler, à Copenhague, le 14 janvier 2006. Le Danois avait pris sa mesure par K.-O technique au 10e round, un résultat loin du scénario de sortie envisagé.
« Ça n'a pas fini comme il le voulait, a indiqué Jean Bédard, président d'InterBox. Et il aime encore la boxe. Il se réalise bien là-dedans. » Un projet reporté L'ancien champion du monde WBC faisait saliver le Québec depuis plusieurs mois. Ses plans initiaux prévoyaient un retour en 2008, mais le diagnostic de cancer à l'abdomen qu'a reçu sa fille Mélodie les a mis en veilleuse. Sa fille sur la voie de la rémission, il a pu se remettre à rêver à l'arène. Lucas a repris l'entraînement l'été dernier, à Montréal, avec des boxeurs amateurs et professionnels. Son cheminement l'a conduit à un camp à Miami avec Lucian Bute, qui prépare sa revanche contre Librado Andrade. Après avoir mis les gants contre le champion IBF, les certitudes sont tombées sur les possibilités d'un retour. « L'expérience et la force étaient là, a expliqué son entraîneur Stéphan Larouche. Éric n'a jamais misé sur sa vitesse, mais la ténacité et la rigueur étaient là. Le sparring l'a convaincu qu'il était capable de revenir. » Il ne restait plus qu'un dernier obstacle pour l'orgueil de Sainte-Julie: l'obtention de sa licence. Mais avant de franchir cette dernière étape, il a d'abord dû convaincre son entourage de la légitimité de ses projets. Larouche et Bédard, sceptiques au début, se sont rapidement ravisés. « Son coeur et ses tripes sont dans ça, a ajouté Larouche. Je pouvais bien dire que j'étais contre, mais c'est sa vie et je suis son entraîneur, pas son père. » Lucas pourrait poursuivre l'aventure après son rendez-vous avec Moyano. Il voit d'ailleurs déjà dans sa soupe des adversaires locaux comme Joachim Alcine et Sébastien Demers. |