Les Jays écorchés

Roger Clemens Roger Clemens, en 1998   © AFP/Carlo Allegri

Le livre de Joe Torre n'est toujours pas paru, mais il soulève une nouvelle fois la controverse.

Le livre à paraître de Joe Torre contient des allégations de dopage sur le personnel des lanceurs des Blue Jays à l'époque de Roger Clemens. Ailleurs, Oliver Perez reste avec les Mets.

Après Alex Rodriguez, voilà que les anciens lanceurs des Blue Jays sont visés dans The Yankee Years, un ouvrage à paraître mardi.

L'ancien entraîneur privé de Roger Clemens, Brian McNamee, y livre des révélations troublantes sur l'usage d'amphétamines dans la formation torontoise, à l'époque où Roger Clemens en faisait partie.

« Je ne connais pas un seul lanceur à Toronto qui n'en prenait pas quand il (Clemens) lançait, explique McNamee. C'était pour la vitesse. Les joueurs se gonflaient pour aller jouer au golf. »

Clemens a porté les couleurs des Jays en 1997 et en 1998. Il pivotait une rotation des partants également garnie de Pat Hentgen, Juan Guzman, Chris Carpenter et Woody Williams.

Dans l'enclos des releveurs, les locataires du Centre Rogers (le Skydome à l'époque) comptaient notamment sur Mike Timlin, Kelvim Escobar, le Canadien Paul Quantrill et l'ancien Expo Omar Daal.

McNamee, employé des Jays pendant le séjour de Clemens en Ontario, soutient également que le directeur général de l'époque, Gord Ash, « ne voulait pas savoir si les joueurs se dopaient ».

Dans un courriel au Globe and Mail, Ash, aujourd'hui adjoint au DG des Brewers de Milwaukee, réfute les allégations à son sujet.

Après son passage chez les Jays, Clemens a lancé sous les ordres de Torre de 1999 à 2003.

Valse de millions

Le lanceur mexicain Oliver Perez a conclu une entente de principe de trois ans avec les Mets de New York.

L'artilleur gaucher empochera 36 millions de dollars au cours de cette période. L'entente ne sera toutefois officialisée qu'au moment où l'athlète de 27 ans aura subi avec succès un examen médical.

Perez a passé les deux dernières campagnes avec la formation new-yorkaise. En 2008, il a maintenu une fiche de 10-7 et une moyenne de points mérités de 4,22 en 34 départs. Il a en outre fait mordre la poussière à 180 frappeurs, mais a cependant accordé 105 buts sur balles en 194 manches de travail.

Tout indique que Perez était le plan B des Mets. Ceux-ci avaient déjà soumis la même offre à Derek Lowe, mais le droitier a plutôt préféré se joindre aux Braves d'Atlanta, avec qui il a paraphé un contrat de 5 ans d'une valeur 60 millions de dollars.