TOUT donner

  |  Marie Malchelosse  |  Radio-Canada
Audrey Lacroix Audrey Lacroix   © Natation Canada

Comme c'est ingrat la vie d'athlète.

L'heure de vérité sonne cette semaine pour les nageurs canadiens à la piscine olympique. Billet de Marie Malchelosse.

Des heures d'entraînement dans l'eau froide, de la musculation, des voyages, des compétitions, des études en dilettante, des déceptions, des creux de vagues et, heureusement, des records personnels surpassés...

Toute cette détermination pour passer neuf précieux jours dans un pays de l'Orient où tous les autres nageurs acharnés du monde vont converger.

Cette semaine, à la piscine olympique, c'est l'investissement de toute leur vie que les nageurs mettent dans la balance.

Il y a deux postes ouverts par épreuve. Et en plus, vous devez satisfaire au standard établi par la Fédération internationale de natation amateur, la FINA.

Autrement dit, même si vous touchez le mur en 2e position de votre finale, si vous êtes en deçà du chrono de la FINA, vous resterez à la maison, en août prochain.

C'est pas chinois: il faut TOUT donner. Il n'y a pas de deuxième chance. Tout donner de ces milliers d'heures d'eau froide pour espérer défiler, le 8 août venu, dans le grand stade olympique pékinois.

Alors, cette semaine, il n'y a pas de place pour les peines d'amour, les doutes, les nuits blanches, la gastro ou les distractions.

Dimanche soir, après la dernière finale, une trentaine de nageurs canadiens seront présentés à la foule montréalaise sous une bannière rouge vif. Une bannière où on lit « En route vers Pékin ». Ils seront les nageurs olympiques canadiens sélectionnés.

Les 770 autres les applaudiront.