Macrozonaris menace de courir pour la Grèce

Nicolas Macrozonaris Nicolas Macrozonaris   © AFP/Jorge Uzon

Nicolas Macrozonaris songe à porter les couleurs de la Grèce à court ou à moyen terme.

Après avoir participé aux jeux de Sydney et d'Athènes, Nicolas Macrozonaris pense aux Jeux olympiques de Pékin. Mais pas dans l'uniforme de l'équipe canadienne.

Le sprinteur montréalais, qui est redevenu champion canadien sur 100 m cet été, en a assez des démêlés avec Athlétisme Canada.

Mercredi, il a perdu un troisième appel devant Sport Canada pour recouvrer son brevet d'athlète qui donne droit à plusieurs milliers de dollars par année. Il pourrait procéder à un quatrième et dernier appel pour récupérer une somme évaluée, selon lui, à 18 000 $.

Quoi qu'il en soit, le Québécois menace de se tourner vers la Grèce pour laquelle il pourrait courir en raison des origines de son père. « C'est une décision à laquelle j'ai pensé il y a trois mois parce que j'étais tanné. C'est sérieux », a-t-il affirmé jeudi à Radio-Canada Sports.

Légalement, mais sous certaines conditions (une année d'attente pour répondre aux standards de la Fédération internationale d'athlétisme), Macrozonaris pourrait représenter la Grèce lors de compétitions internationales. C'est donc dire qu'aux Jeux olympiques de Pékin, Macrozonaris pourrait porter le bleu et blanc, au lieu du rouge et blanc.

De toute façon, malgré trois titres de champion canadien, Athlétisme Canada ne considère pas le sprinteur comme un membre potentiel de sa prochaine équipe olympique.

De plus, au lendemain de sa récente victoire à Ottawa aux Championnats canadiens, l'association sportive lui a refusé des fonds pour qu'il puisse participer à des compétitions en Europe.

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