
Montréal
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Photo: RIO
Le gouvernement Charest aurait pris sa décision concernant l'avenir du Stade olympique de Montréal. Selon La Presse, Québec annoncerait au printemps l'aménagement d'un centre d'entraînement réservé aux athlètes d'élite.
Le quotidien rapporte que la piscine olympique serait au coeur du projet, avec l'achat pratiquement ficelé de la piscine amovible qui a servi aux Championnats du monde FINA, cet été à l'île Sainte-Hélène.
Le nouveau bassin, d'une profondeur réglementaire de trois mètres, servirait de centre d'entraînement de haut niveau pour la natation, le plongeon, la nage synchronisée et le water-polo. Il sera installé dans l'espace actuellement occupé par des terrains de badminton, à l'opposé des gradins.

Sa mise à niveau s'effectuerait entre le mois de mars et le début des Outgames mondiaux, qui débuteront le 29 juillet 2006. On en profiterait aussi pour rafraîchir le bassin principal de 50 mètres, construit pour les Jeux olympiques de 1976.
Les patineurs en profiteront aussi
Le patinage de vitesse n'est pas en reste: la surface de la salle de musculation de la piscine olympique, où s'entraînent les patineurs établis à l'aréna Maurice-Richard, sera doublée. Elle sera aussi utilisée par les athlètes identifiés qui reçoivent du financement de Sport Canada. Enfin, un centre avec notamment des psychologues, physiothérapeutes et nutritionnistes doit également être mis en service.
L'ensemble du projet aurait dû être dévoilé cet automne par le ministre responsable du Sport, Jean-Marc Fournier, mais le contexte social tendu, en raison des négociations dans le secteur public, aurait incité Québec à repousser son annonce.

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Une porte-parole du ministre Fournier a refusé de confirmer les informations de La Presse. En revanche, les quatre fédérations sportives québécoises qui ont accès aux installations auraient déjà été avisées. Le débat sur la question serait clos au Conseil des ministres, selon une source fiable.
Le Stade olympique, qui a coûté plus de 1 milliard de dollars aux Québécois, est pratiquement désert depuis le départ des Expos, en octobre 2004.
En outre, l'absence d'un toit fiable empêche d'y tenir des salons et événements en hiver. Les firmes SNC-Lavalin et Janin-Atlas recevront chacune 500 000 $ pour développer une solution pour le toit de l'immeuble.