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![]() NASCAR Saison 2009 Traverser la criseMise à jour le mercredi 12 novembre 2008 à 12 h 58
La série NASCAR subit directement la crise économique qui frappe les États-Unis. L'industrie automobile américaine est très durement touchée. Or, Ford, General Motors et Dodge forment l'essentiel du plateau du championnat. Seule Toyota conteste la suprématie américaine. Lundi, la valeur de General Motors a chuté à son plus bas en 60 ans d'histoire. L'action de GM a perdu 1 $ et s'échangeait à 3,36 $ à la clôture des marchés. La faillite du géant est évoquée. Le Congrès a demandé, mardi, au département du Trésor américain de revoir à la hausse le plan de sauvetage prévu de 700 milliards de dollars. Le Congrès veut attendre que l'équipe Obama prenne le pouvoir avant de prendre une décision, mais « ce sera peut-être trop tard », ont expliqué les deux représentants du Congrès dans ce dossier. Dans une conférence téléphonique attendue, mardi, le président Brian France s'est voulu rassurant, sans pour autant nier les faits. « Nous ferons tout ce qu'il faut pour qu'ils soient toujours aussi présents en NASCAR à l'avenir, a dit M. France. Nous avons le devoir de les aider à traverser cette très grave crise. » Il faut faire vite Brian France sait que les constructeurs remettent en question la pertinence de maintenir un programme de course automobile, et la série stock-car doit faire des changements rapidement pour que les équipes puissent rester en piste. « La question des essais privés est sur notre liste de priorités », a-t-il dit. La série NASCAR prévoyait permettre aux équipes de faire 24 jours d'essais avec deux voitures. Certaines équipes ont réagi en expliquant qu'il faudrait augmenter leurs budgets d'exploitation de 20 %. « Nous devons réagir rapidement, a précisé M. France, car les équipes sont en train de construire leurs plans budgétaires pour la saison prochaine. Nous devrons être agressifs pour diminuer les coûts. » Selon M. France, 90 % des équipes du plateau Sprint ont trouvé des commanditaires pour 2009. Il ajoute que des entreprises souhaitent investir en NASCAR. « Mais il y a toujours des équipes sans commanditaires, admet-il. Notre but est de faire en sorte qu'elles n'aient pas à trouver 26 millions de dollars pour fonctionner. Nous avons notre mot à dire dans ce dossier, et nous y travaillons. » Non aux fusions La direction de la NASCAR suit de très près la préparation des équipes, car certaines seraient tentées de fusionner. Ce que ne veut pas la série. « Nous sommes en discussion avec les patrons d'équipe pour leur faire comprendre les répercussions de possibles fusions. Nous avons notre rôle à jouer. Nous travaillons à les aider à trouver des commanditaires. Mais c'est du travail de coulisse. On n'en parle pas ouvertement. » Brian France a conclu que l'avenir de la série n'était pas lié aux décisions des constructeurs américains. « Nous travaillons comme des fous à faire en sorte qu'ils restent en NASCAR, car ils font partie de notre identité. J'espère qu'ils ne partiront pas. Mais la NASCAR a des fondations solides qui vont au-delà de la présence des constructeurs américains. » Error processing SSI file
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