Réforme à venir pour éviter les cartons

Ha Jung-eun et Kim Min-jung Carton noir à Londres pour avoir perdu volontairement.  Photo :  AP Photo/Andres Leighton

Après le scandale des Jeux de Londres, la Fédération internationale de badminton (BWF) a annoncé vendredi une réforme des règles des tournois de double à compter des Jeux de 2016.

Huit joueuses (4 duos) représentant la Chine, la Corée du Sud et l'Indonésie avaient été exclues des Jeux de Londres pour « ne pas avoir fait tout leur possible pour gagner » des matchs du tournoi préliminaire afin de rencontrer des adversaires moins relevées dans les quarts de finale.

Les Chinoises Yu Yang et Wang Xiaoli, championnes du monde 2011 et classées au 1er rang mondial, s'étaient ainsi inclinées à la surprise générale dans les préliminaires. Cette défaite leur évitait d'affronter en quarts de finale leurs compatriotes Tian Qing et Zhao Yunlei, 2es mondiales, qui avaient terminé en 2e place de leur groupe.

Cette petite manigance avait permis aux Canadiennes Alex Bruce et Michelle Li d'accéder aux quarts de finale après avoir perdu leurs trois matchs de groupe. Les Canadiennes s'étaient ensuite inclinées en demi-finales et dans le match pour la médaille de bronze.

Dans le système actuel, les premiers d'un groupe sont opposés aux deuxièmes d'un autre groupe suivant un ordre préétabli (1er du groupe A contre 2e du groupe C par exemple).

Désormais, les duos qui concluent au 2e échelon passeront par un tirage au sort pour déterminer quel numéro un de groupe ils affronteront en quarts de finale.

« Cela dissuadera les joueurs d'essayer de perdre un ou des matchs en fonction des résultats des autres matchs. Un tel tirage au sort pourra être réalisé facilement juste après la fin des matchs de tour préliminaire », a indiqué la Fédération dans un communiqué.

La BWF a par ailleurs précisé qu'il « n'était pas légalement possible » de sanctionner davantage les entraîneurs et le personnel d'encadrement à la suite du scandale des Jeux de Londres.

Depuis l'épisode des Jeux Londres, les joueuses ont pu reprendre la compétition, sauf les quatre Sud-Coréennes, suspendues par leur fédération pour deux ans. Leur suspension a, par la suite, été réduite à six mois.