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Jeux olympiques Londres 2012

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Mise à jour le mardi 27 juillet 2010 à 13 h 01

Le chantier olympique de Londres. À gauche, le centre aquatique. À droite, le stade olympique.

Photo: La Presse Canadienne /AP Photo/ Anthony Charlton

Le chantier olympique de Londres. À gauche, le centre aquatique. À droite, le stade olympique.

« La chose intelligente que le pays devrait faire, c'est tenir des Jeux anticipés qui surprendraient nos adversaires en plein sommeil. »

Londres est déjà prête pour l'aventure olympique de 2012. La ville est encore en chantier, mais les installations sont déjà achevées à plus de 70 %. Voilà pourquoi le maire Boris Johnson se permet de plaisanter.

Les sites de compétition ont été testés par des médaillés olympiques, mardi, à deux ans jour pour jour du coup d'envoi. Le sprinteur américain Michael Johnson a étrenné une piste provisoire du stade olympique.

John Amaechi, ancienne gloire de la NBA, a effectué des lancers francs dans le stade de 12 000 places réservé au basketball et au handball. Le cycliste sur piste britannique Chris Hoy, quadruple champion olympique et ambassadeur des Jeux de Londres, a de son côté testé le parquet du vélodrome.

« Sachant que les Jeux commenceront dans deux ans, c'est super de se retrouver ici, a commenté Johnson. Tout a l'air de bien aller. Le stade est superbe. Ce sera très enlevant. »

Si Londres se permet des tests aussi tôt, c'est que l'avance prise est considérable. Et le comité organisateur veut maintenir la tendance et livrer le chantier dès juillet 2011, plutôt qu'en octobre.

Le président du Comité international olympique Jacques Rogge a déjà parlé de « travail impressionnant » dans sa plus récente visite dans la capitale britannique.

Michael Johnson teste la piste olympique avec des enfants.

Photo: La Presse Canadienne /AP Photo/Tom Hevezi

Michael Johnson teste la piste olympique avec des enfants.

« Nous respectons les délais et notre budget, a affirmé le maire Johnson. Ce dont nous avons besoin maintenant, c'est que les gens nous aident à organiser le meilleur spectacle sur la planète. »

L'héritage de 2012

Londres avait remporté la mise pour 2012 contre de grosses pointures : Paris, New York, Moscou et Madrid. Après avoir obtenu ses Jeux, elle a voulu innover.

Le gouvernement britannique, dans l'immense chantier qu'il a lancé, a d'abord choisi de réhabiliter l'East End. Le site olympique est situé à Stratford, longtemps synonyme de misère et de criminalité.

L'innovation doit aussi s'intégrer dans une période d'austérité financière. La Chine avait dépensé sans compter pour les Jeux de Pékin en 2008, mais Londres doit fonctionner avec un budget en observation.

Les autorités britanniques serrent non seulement les cordons de leur bourse, le nouveau gouvernement, en poste depuis mai, veut résorber d'ici 2016 la quasi-totalité du déficit budgétaire, qui représente actuellement 10,1 % du produit intérieur brut.

Le budget annuel des Jeux a ainsi été réduit de 27 millions de livres (environ 43 M$CA). Sous le gouvernement travailliste, il avait pourtant presque quadruplé.

Mais l'aventure olympique demeure coûteuse, même avec une volonté de réduction des dépenses. La preuve : entre le dossier de candidature de Londres qui l'avait emporté sur Paris en 2005 et maintenant, le budget total des Jeux est passé de 2,4 milliards de livres (3,8 G$CA) à 9,3 milliards de livres (14,8 G$CA).