L'appui de Rogge

Jacques Rogge Jacques Rogge   © AFP/MUSTAFA OZER

Le président du Comité international olympique (CIO), Jacques Rogge, a pris la défense de l'Agence mondiale antidopage (AMA) vendredi.

Le président du CIO se porte à la défense du nouveau code antidopage en vigueur depuis le 1er janvier. Du même coup, il accorde à Michael Phelps une seconde chance.

Rogge a cautionné les exigences de l'AMA voulant que les athlètes soient disponibles tous les jours pour des contrôles hors compétition.

« L'AMA a l'attitude adéquate en affirmant qu'elle ne fléchirait pas quant à sa politique », a déclaré Rogge.

Plusieurs athlètes ont signifié leur mécontentement quant au système en place, qui comprend des contrôles inopinés. Certains d'entre eux se sont plaints d'une invasion de leur vie privée.

En vertu du code antidopage entré en vigueur le 1er janvier 2009, les athlètes doivent fournir un avis indiquant l'endroit où ils se trouveront une heure par jour, trois mois à l'avance.

Cette règle est applicable 7 jours sur 7 entre 6 h et 23 h. L'information doit être disponible en ligne et celle-ci peut être modifiée au besoin.

« Le sport doit payer un prix pour la suspicion, a déclaré Rogge à l'occasion d'une réunion du CIO et de la Communauté européenne à Bruxelles. La meilleure façon de prévenir le dopage est de rendre les athlètes disponibles pour des contrôles hors compétition. »

En Belgique, un groupe de 65 athlètes a intenté des procédures judiciaires pour contester la légalité de la mesure en regard des règles relatives au respect de la vie privée.

Selon Rogge, un contrôle hors compétition rigoureux est la pierre angulaire d'un contrôle antidopage efficace.

Les joueurs de tennis Rafael Nadal et Serena Williams, ainsi que la Fédération internationale de football (FIFA), ont manifesté leur désaccord avec la réglementation antidopage.

Une tape sur les doigts

Par ailleurs, Jacques Rogge a souligné que le nageur américain Michael Phelps méritait une deuxième chance.

Phelps a fait les manchettes après avoir été photographié en train de fumer de la marijuana.

Selon le président du CIO, les excuses de Phelps et ses promesses de ne plus recommencer lui donnent le bénéfice du doute.

Rogge a indiqué que le nageur n'était pas coupable de dopage parce que l'infraction alléguée s'est produite hors d'une période de compétition. Cependant, il a prévenu Phelps que cela ne devait pas se répéter.