Taïwan s'enflamme

Hein Verbruggen et Cheng Zhili Hein Verbruggen, président de la Commission de coordination du CIO, et Cheng Zhili, vice-présidente de Pékin 2008.   © AFP/Teh Eng Koon

Le parcours de la flamme olympique des Jeux de Pékin ne fait pas que des heureux.

Quelques heures après l'annonce du passage de la flamme olympique à Taïwan par le comité organisateur des jeux, le Comité olympique de Taïwan juge l'initiative inacceptable.

Jeudi, seulement deux heures après l'annonce officielle du passage de la flamme olympique par le comité organisateur des jeux, le Comité olympique de Taïwan a dénoncé la situation. Son président, Tsai Chen-wei, a annoncé que l'île ne participerait pas au relais de la flamme étant donné que cela contribuerait à « rabaisser [son] statut » et à considérer Taïwan comme partie intégrante du territoire chinois.

Des responsables du Parti démocratique et progressiste (DPP), au pouvoir à Taïwan, ont déclaré ces derniers jours qu'un parcours reliant Taïwan à Hong Kong ne serait pas acceptable, car il nourrirait le désir de la Chine de laisser croire que l'île était rattachée au continent.

Le gouvernement taïwanais avait réclamé que l'île soit intégrée dans un parcours international plutôt que sur un circuit considéré comme domestique, qui sous-entend qu'elle fait partie du territoire chinois. En réaction, Pékin a répondu que les étapes du relais à Taïpei, comme à Hong Kong et à Macao, sont considérées comme des sections de la partie internationale du parcours.

Le parcours

Le parcours de la flamme des Jeux de Pékin prévoit visiter les cinq continents durant 130 jours sur 137 000 kilomètres. La flamme partira de Pékin en direction de l'Europe, passant notamment par Londres et Paris, rejoignant ensuite, entre autres villes, San Francisco, Buenos Aires, Islamabad, Bombay, Bangkok, Kuala Lumpur, Jakarta, Canberra, Nagano, Séoul, Pyongyang, Ho Chi Minh-Ville, Taïpei, Hong Kong, Macao, avant de revenir en Chine continentale. C'est donc l'étape de Taïpei qui est remise en question par le CNO taïwanais.

L'annonce du parcours a été faite à Pékin par le comité d'organisation des Jeux en présence de Jacques Rogge, le président du Comité international olympique.

Encore des protestations

Mercredi, quatre Américains militants de la cause tibétaine se sont fait arrêter après avoir manifesté contre le projet de passage de la flamme sur le mont Everest.

Ils ont déployé une banderole « One World, One Dream, Free Tibet 2008 », qui rappelle le slogan des Jeux de Pékin « Un monde, un rêve ».

Les Jeux commencent dans 469 jours.