Ecclestone à Sotchi

Bernie Ecclestone

Bernie Ecclestone à Sotchi visitant les installations olympiques. Curieux, non? En fait, il visitait lundi le chantier du circuit de F1 au coeur du périmètre olympique.

Le responsable de la commercialisation de la F1 était dans la station balnéaire pour une série de rencontres au sommet. Il n'est pas passé incognito, puisque l'équipe de Radio-Canada Sports, en mission actuellement, l'a croisé sur les lieux. ­

Le Britannique doit rencontrer le président russe Vladimir Poutine, mais il a auparavant eu le temps de faire un tour des installations en cours de chantier.

« Je suis déjà venu ici avant le début des travaux et j'étais déjà impressionné. Aujourd'hui, je suis content de la manière dont les choses avancent », a-t-il dit, mesurant visiblement son enthousiasme. Il est au courant que le chantier du circuit a connu des ratés en raison des pressions du CIO qui voulait des garanties sur la livraison à temps des installations olympiques.

M. Ecclestone a été accueilli par une délégation du comité local d'organisation du Grand Prix ainsi que par le vice-premier ministre Dimitri Kozak.

Le circuit prend forme et devrait accueillir les monoplaces huit mois après les Jeux olympiques, soit en novembre, si on se fie au maire de Sotchi. S'adressant à l'agence russe R-Sport, Alexander Pamokhov a indiqué que la course aurait lieu en fin de saison.

« Le Grand Prix de F1 sera organisé après les Jeux olympiques, en novembre », a révélé le maire de Sotchi.

« Le circuit de 5,8 km sera un des plus longs du Championnat. Il sera très rapide et technique, a expliqué l'architecte Hermann Tilke, qui a imaginé les derniers circuits ajoutés au calendrier. Il va offrir plusieurs endroits intéressants. C'est exceptionnel de rouler dans le Parc olympique. Je suis très optimiste sur l'avenir de cette piste, et je mise déjà sur les débuts triomphants de la F1 en Russie. »

L'organisation du Grand Prix coûtera à la Russie 40 millions de dollars par an, sans compter 200 millions de dollars pour la construction du circuit. Or, le choix de Sotchi fait grincer des dents dans les coulisses du pouvoir. La ville, qui est à 1400 km au sud de la capitale russe, est très loin des centres de développement du sport automobile à Moscou et Saint-Pétersbourg.

Rappelons que la Russie s'était retrouvée sans circuit automobile après le démembrement en 1991 de l'Union soviétique.