Renault veut y croire

Giancarlo Fisichella Giancarlo Fisichella   © AFP/Tengku Bahar

Renault avait remporté le Grand Prix du Canada il y a un an, et Fernando Alonso avait une avance de 25 points sur Michael Schumacher.

L'équipe française se remet à peine d'un début de saison médiocre, après la quatrième place de Giancarlo Fisichella à Monaco, et elle veut continuer à progresser à Montréal.

Un an plus tard, Renault est au 4e rang du classement des constructeurs avec un retard de 14 points sur BMW Sauber, 3e.

On sait que le passage aux pneus Bridgestone a été catastrophique pour Renault, qui a choisi de faire évoluer la R26 de 2006 en tentant de s'adapter au comportement de la voiture avec les pneus japonais.

La R27 n'était pas à la hauteur des attentes, et l'équipe a vu McLaren et Ferrari se partager le devant de la scène.

Le Grand Prix de Monaco a permis à Giancarlo Fisichella de terminer au 4e rang et de sortir l'équipe du milieu de grille.

Selon l'équipe française, les améliorations à la R27, notamment son nouvel aileron avant, expliquent ce pas en avant.

« Nous nous éloignons de ce groupe vraiment malsain du milieu de grille, et maintenant nous nous rapprochons du sommet », a expliqué le directeur technique Pat Symonds dans une conversation en balladodiffusion sur le site de Renault.

Croire en soi

« Rejoindre BMW est notre prochain objectif. Et nous n'en sommes pas loin, estime-t-il, bien que les performances peuvent varier de circuit en circuit. »

M. Symonds estime que Renault travaille mieux en course que l'équipe allemande. Mais que le duo Ferrari/McLaren est encore hors de portée.

« Nous nous rapprochons de BMW et, sur un circuit normal, nous n'en sommes pas loin, croit l'ingénieur en chef Alan Permane. Nous avons rattrapé les trois-quatre dixièmes de seconde qui nous manquaient. Nous n'avons plus à regarder dans nos rétroviseurs. »

Sur un circuit plus conventionnel, mais terriblement taxant pour les freins, le Grand Prix du Canada nous dira si Renault a les moyens de ses ambitions.