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Point de presse
Nadal profite du présent
 | Rafael Nadal
(CP Photo/Paul Chiasson) | 12 août 2005 - Rafael Nadal reconnaît qu'il traverse la période la plus productive de sa jeune carrière professionnelle. Cet athlète d'exception âgé de seulement 19 ans est cependant déjà conscient que rien n'est éternel.
Est-ce qu'il se pince parfois pour être certain qu'il ne rêve pas?
« Je ne saurais expliquer les raisons de mes succès. Ça tient parfois à peu de choses. L'an dernier, j'avais bien commencé la saison. Je suis rapidement passé de la 50e à la 32e place au classement mondial. Mais une blessure m'a ensuite tenu à l'écart du jeu pendant trois mois. Quand ça va bien, c'est souvent dans la tête que ça se passe. Alors, j'en profite c'est sûr. »
Jeudi soir, Andre Agassi a répondu à une déclaration de Nadal qui souhaitait l'affronter avant qu'il prenne sa retraite. Agassi a alors répliqué qu'il aimerait lui aussi jouer contre Nadal avant que ce dernier accroche sa raquette.
Nadal a souri. « Évidemment, je serais très heureux de le retrouver en face de moi pour une finale ici. Moi aussi j'espère que ce soit avant ma retraite (sic)... Après tout, il a 35 ans et moi 19. Si je me retire avant lui, c'est que je serai vraiment mal en point », a lancé l'Espagnol, déclenchant un éclat de rire dans la salle de conférence.
Nadal est vite revenu à la réalité en rappelant que tous les matchs étaient importants et que son duel à venir, samedi, contre Paul-Henri Mathieu, devait être pris au sérieux. « Mathieu joue de l'excellent tennis en ce moment. Ses victoires répétées par 6-1 et 6-2 indiquent qu'il est en pleine possession de ses moyens. Je devrai être prêt. »
Gaucher ou droitier?
Gaucher au tennis, droitier pour tout le reste. Voilà comme se décrit Nadal quand on lui demande d'expliquer son côté ambidextre.
« Quand j'ai commencé à jouer au tennis, je frappais mes coups droits à deux mains comme des revers et vice versa. Il a donc fallu que je choisisse. Pourtant, j'écris et je lance encore de la main droite. C'est peut-être pour ça que mon service n'est pas aussi puissant que certains autres joueurs ».
Nadal sait qu'il doit maîtriser toutes les facettes du tennis pour compenser une première balle de service qui dépasse rarement les 150 km/h. À en juger par les résultats obtenus, on lui donnerait déjà la note maximale.
Et Montréal?
Interrogé sur ses premières impressions de Montréal, Nadal a humblement admis qu'il n'avait pas eu le temps d'en découvrir les charmes. « Je n'ai vu que le centre de tennis, mon hôtel et le resto de mon hôtel. Et je devrai quitter la ville rapidement pour me rendre à Cincinnati pour préparer le prochain Masters. Mais j'espère avoir l'occasion de revenir dans des circonstances qui m'accorderont plus de loisirs. »
Au sujet de l'appui de la foule, Nadal a admis qu'il se sentait bien face à l'engouement qu'il suscite. « Je joue toujours mieux quand je sens la foule derrière moi. Ça contribue à mon énergie et à mon style de jeu. Ça me donne confiance et c'est très important. »
En voilà un que l'on retrouvera avec plaisir dans deux ans...

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