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Cyclisme - Canada Jeanson s'en tire avec un avertissement
14 juin 2004 – La Canadienne Geneviève Jeanson s'en tire à bon compte puisqu'elle n'a reçu qu'un avertissement et une amende de 500 francs suisses (500 $ CAN) pour avoir omis de s'être présentée à un test antidopage urinaire après la Flèche wallonne, en Belgique, le 21 avril dernier.
L'avertissement a été servi par un comité d'arbitrage de l'American Arbitration Association (North American Court of Arbitration for Sports Panel), puisque Jeanson possède désormais une licence américaine.
La chef de file de l'équipe RONA risquait gros, soit une suspension d'un à six mois pour son geste, ce qui lui aurait fait assurément rater les Championnats canadiens et possiblement les Jeux olympiques.
D'ailleurs, selon l'avocat de Jeanson, Maître Jean-Pierre Bertrand, l'Union cycliste internationale (UCI) et la United States Anti-Doping Agency (USADA) recommandaient des sanctions très sévères.
Aux arbitres de trancher
Comme les deux parties ne s'entendaient pas sur la punition, l'USADA a demandé, le 4 juin, à l'American Arbitration Association (AAA) de trancher. Trois arbitres, tous des avocats américains, ont donc été nommés trois jours plus tard et le 11 juin, ils débarquaient à Montréal pour entendre la cause.
La Québécoise a raconté sa version des faits. Les gens qui étaient présents lors des tests sanguins matinaux, quand l'échantillon A du test de Jeanson s'est révélé supérieur à la limite (voir explication ci-dessous), ont également témoigné.
Les arbitres ont unanimement tranché en la faveur de Jeanson, lui imposant l'amende minimum de 500 francs suisses. « Les arbitres ont jugé que son état d'esprit était suffisamment perturbé pour avoir manqué le test, c'était l'énervement », a déclaré Me Bertrand.
Des Championnats d'une grande importance
Les Championnats nationaux seront la dernière occasion pour les athlètes désirant obtenir leur billet pour Athènes de montrer de quoi ils sont capables. Mieux vaut donc pour Jeanson d'être présente à Kamloops, en Colombie-Britannique, à la fin du mois.
Sinon, l'Association cycliste canadienne (ACC) aurait pu justifier son choix de l'écarter de la sélection finale (qui aura lieu le 12 juillet) si elle n'avait pu courir en raison d'une suspension d'un mois. Cinq coureuses sont en lice (Jeanson, Lyne Bessette, Manon Jutras, Anne Samplonius et Sue Palmer-Komar), mais seulement trois places sont disponibles.
Petit rappel des faits
Après une année passée à se défendre et à s'expliquer sur l'affaire Duquette et son exclusion de la course sur route aux Championnats du monde à cause d'un hématocrite trop élevé, Jeanson a été mêlée à une troisième controverse en Belgique quand elle a omis de se présenter à un test antidopage après la course.
Tôt le matin, la coureuse de 22 ans a échoué à un test d'hématocrite qui révélait un taux de 49,5 %, soit 2,5 % de plus que la limite permise. Catastrophée, la jeune femme s'est présentée une heure plus tard dans un hôtel pour apprendre que l'échantillon B (de la même prise de sang) montrait, cette fois, un taux de 44,9 %.
Jeanson a affirmé dans une lettre à la United States Anti-Doping Agency (USADA) qu'en raison de son état d'esprit cette journée-là, elle a oublié le test antidopage. Néanmoins, elle ne blâme personne d'autre qu'elle et son entourage pour cette omission.

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