Mise à jour le mardi 29 juin 2004 à 9 h 54 [ATLANTIQUE]
NOUVELLE DE L'ATLANTIQUE
La crainte inspirée par les conservateurs aurait favorisé les libéraux Les excellents résultats des libéraux en Atlantique sont presque unanimement attribués à la crainte des électeurs face aux politiques des nouveaux conservateurs, qui avaient promis, entre autres, d'abolir les agences de développement régional comme l'APECA.  | | Le chef du Parti libéral, Paul Martin, a été élu à la tête d'un gouvernement minoritaire. | Stephen Harper n'aura pas réussi à faire oublier son commentaire maladroit, selon lequel il existe en Atlantique, une culture de défaitisme et de dépendance. Même dans les circonscriptions où aux dernières élections le vote combiné en faveur des progressistes-conservateurs et des alliancistes dépassait celui des libéraux, les nouveaux conservateurs n'ont pas réussi à percer.
Le libéral Robert Thibault attribue en partie sa victoire dans Nova-Ouest aux anciens progressistes-conservateurs. « Il faut le reconnaître, je n'aurais pas gagné comme ça si les gens du Parti progressiste-conservateur ne m'avaient pas appuyés », a-t-il indiqué.Les gens avaient peur des politiques de Stephen Harper, selon John Efford, député libéral réélu sans difficulté dans le comté d'Avalon, à Terre-Neuve. Certains, tel le premier ministre du Nouveau-Brunswick, Bernard Lord, déplorent la campagne de peur menée par les libéraux. « Je crois que ça démontre que, malheureusement, la publicité négative du Parti libéral envers le chef conservateur a fonctionné », a-t-il affirmé.  | | Bernard Lord (archives) | C'est oublier que des actions du gouvernement Lord, comme la réforme de la santé, ont pu jouer un rôle dans la défaite de certains conservateurs, tel Benoît Violette, dans Madawaska-Restigouche.
« Il faut souligner les problèmes qu'on a vécus dans la région de Saint-Quentin et de Dalhousie, particulièrement avec les fermetures d'hôpitaux », a déclaré M. Violette.
Il n'y a pas que les conservateurs qui sortent perdants en Atlantique. Les néo-démocrates comptent un député en moins, même si leur part du vote populaire a augmenté. Ils se consolent, sachant que les libéraux auront besoin d'eux pour gouverner.
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