Saguenay: Tremblay crie au scandale
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| Jean Tremblay devant les gens d'affaires du Saguenay |
Quatre ans après la fusion, le maire sortant de Saguenay profite de la campagne électorale pour régler ses comptes avec le comité de transition de la nouvelle ville.
Devant un groupe de gens d'affaires, Jean Tremblay s'en est pris vertement au comité de quatre personnes que dirigeait l'ancien recteur de l'Université du Québec à Chicoutimi, Bernard Angers.
M. Tremblay, qui venait de faire le bilan des économies réalisées par la ville sous son administration, a évoqué ce qu'il considère comme des « dépenses somptuaires » réalisées par ceux qui siégeaient au comité de transition: « On avait un fardeau sur le dos. Il fallait payer les caisses de retraite de ceux qui sont partis avec le comité de transition. Il [le comité de transition] disait aux cadres de la ville: "Allez-vous-en, pis on vous fait un chèque". Vous la demanderez la liste des chèques. C'est scandaleux, les chèques qui ont pris ceux qui sont partis au comité de transition », dit-il.
Jean Tremblay a ajouté que, pour quatre cadres parmi ceux qui ont pris leur retraite, la prime de séparation avait coûté 500 000 $ à la ville: « Un demi-million million pour quatre personnes. Qui paie cela? Je trouve ça immoral, cette situation-là », a-t-il lancé.
Selon le maire, la ville a versé 3 millions de dollars aux employés municipaux qui ont opté pour la retraite lors de la fusion: « C'est le cadeau que nous a fait le comité de transition », s'est-il encore scandalisé.
Il n'a cependant pas parlé du congédiement du directeur général de la nouvelle ville qu'il a mis à la porte quelques jours après son élection, un dossier qui est devant les tribunaux.
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| Base de Bagotville - Un appareil CF-18 (archives) |
ProjetsJean Tremblay a, par ailleurs, énuméré une série de projets qui sont sur la table et qu'il entend mener à terme lors de son prochain mandat, s'il est réélu le 6 novembre. Parmi ces projets, il a parlé du parc industrialoportuaire, qui est sur la bonne voie, de même que des centrales de la chute Garneau et de Pont-Arnaud, sur la rivière Chicoutimi.
Le maire sortant prône aussi un important développement de la base militaire de Bagotville, qu'il veut promouvoir au premier rang des installations de la Défense nationale au pays. Et, gare à ceux qui voudraient lui mettre les bâtons dans les roues, notamment les écologistes: « Il faut s'organiser pour qu'ils [la base] ne puissent jamais partir. Le champ de tir, c'est un élément qui va les retenir ici. Pis, ceux qui trouvent que les avions font trop de bruit, je tiens à leur dire que ce n'est pas mon idée. Il faut que la base de Bagotville devienne la base militaire majeure au Canada », dit-il.
Le maire Tremblay a même pris la défense des syndicats, lorsqu'un homme d'affaires a cherché à les rendre responsables des fermetures d'usine.