-  Mise à jour le vendredi 14 octobre 2005 à 20 h 31

Reid cause une surprise à Saguenay

André Reid
André Reid a surpris tout le monde en déposant son bulletin de présentation quelques minutes seulement avant la fin de la période des mises en candidature.

L'homme d'affaires, qui a fait carrière un peu partout dans le monde avant de revenir à Jonquière en 2001, veut ramener la démocratie à l'hôtel de ville. Il ne cache pas sa forte antipathie envers le maire sortant, Jean Tremblay.

« Je ne suis pas revenu ici pour vivre dans une république de bananes », a dit André Reid, ce jeune retraité à 56 ans qui affirme avoir notamment conseillé le gouvernement russe et certains gouvernements africains, dont celui du Sénégal, ce qui lui a permis de voir les dérives du pouvoir.

Il n'aime pas ce qu'il voit à Saguenay depuis son retour et il juge que le temps du ménage est arrivé.

Animosité

André Reid ne s'en cache pas: sa cible est nul autre que le maire Tremblay, avec qui il a eu maille à partir au sujet de l'église Sainte-Cécile. Il dénonce aussi le projet du port d'escales pour bateaux de croisières sur la baie des Ha! Ha!, de même que les millions de dollars que la ville a investis pour rénover le Palais des sports de Jonquière.

Jean Tremblay croit que c'est le refus de la ville d'acheter l'église Sainte-Cécile, acquise par André Reid il y a quelques années, qui a motivé toute l'opposition de ce dernier aux projets municipaux et sa décision de se lancer dans la course: « Je ne sais pas si c'est la source de sa motivation, mais si c'est le cas, ce n'est pas tellement profitable pour l'ensemble des citoyens », dit-il.

André Reid s'en défend bien, ajoutant qu'il espère que la campagne ne se limitera pas, dans les médias, à une lutte de personnalité.

Et, bien qu'il dise avoir beaucoup de respect pour l'autre candidate, Mireille Jean du Parti vision nouvelle, André Reid croit en ses chances de l'emporter: « On s'en va en élection, on ramassera les votes qu'on va ramasser et j'espère envoyer un signal clair à la jeunesse également, leur dire que quand ça va à ce point mal, on met nos culottes et on s'engage », lance le nouveau prétendant à la mairie.

Même s'il en est à ses premières armes en politique, André Reid n'est pas en terrain inconnu. Son père, Louis, a notamment été président de la défunte commission scolaire régionale Lapointe et vice-président de la Fédération des commissions scolaires du Québec. André Reid est aussi le frère du ministre des Services gouvernementaux dans le cabinet Charest, Pierre Reid.









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