Québec favoriserait la formule Tremblay
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| Le maire Gérald Tremblay (archives) |
Le conseil d'agglomération de Montréal devrait fonctionner comme le souhaite le maire Gérald Tremblay. Le gouvernement du Québec opterait pour une formule proche de celle qu'a proposée le maire de Montréal pour le fonctionnement du conseil d'agglomération, rapporte le quotidien
La Presse.
Le fonctionnement des conseils d'agglomération, une entité rendue nécessaire par la défusion de plusieurs villes de Montréal et de Longueuil, devrait être rendu public au cours de la semaine. Le gouvernement laisserait ainsi de côté la proposition du comité de transition.
Le maire Tremblay propose que le conseil d'agglomération soit dirigé par un comité restreint formé des 14 maires des villes défusionnées, du maire de Montréal et de 14 membres du conseil municipal montréalais nommés par le maire. Le rapport du comité de transition propose, quant à lui, que le conseil d'agglomération soit formé des 64 élus de la ville de Montréal en plus des 14 maires des municipalités défusionnées.
Cette formule aurait comme impact qu'une opposition forte au conseil municipal pourrait contrecarrer toute initiative du conseil avec l'appui des maires des 14 municipalités défusionnées. Le comité de transition, présidé par Pierre Lortie, estime toutefois que le conseil d'agglomération serait ainsi plus représentatif du poids démographique des municipalités.
Le gouvernement imposera toutefois une modification à la formule proposée par le maire Tremblay. Québec exigera une proportion de représentants de l'opposition au nombre des 14 élus municipaux montréalais nommés au sein du conseil. Cette mesure stimulera le débat et assurera une plus grande transparence.
Le coût de la défusion
Les villes défusionnées devront assumer seules le coût de leur défusion, une autre mesure du gouvernement du Québec appréciée par le maire Tremblay. Les villes défusionnées souhaitaient que la hausse de leurs coûts de fonctionnement soit partagée par l'ensemble de l'agglomération montréalaise.
Québec tente, à cette fin, de trouver des aménagements pour permettre aux villes défusionnées d'emprunter pour réduire l'impact des hausses de coûts sur l'impôt foncier.
Le cas de Longueuil
Le fonctionnement du conseil d'agglomération de la ville de Longueuil sera totalement différent. Les projets adoptés par le conseil devront obtenir l'aval des villes défusionnées et celui de la ville de Longueuil.
Cette importante différence s'explique par le poids démographique et la richesse foncière des villes défusionnées de Longueuil. Ces municipalités comptent près de 40 % de la population de l'agglomération et 60 % de sa richesse foncière.
Le fonctionnement de ces conseils n'est toujours pas réglé officiellement à trois semaines des élections municipales. Les contribuables de ces villes ignorent ainsi toujours à quelle hausse de taxes ils devront faire face. Ces hausses de taxes foncières sont évaluées, par le comité de transition, entre 1 et 23 %.