Favoritisme: Jean Perrault nie tout
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| Jean Perrault |
Le maire de Sherbrooke, Jean Perrault, a officiellement commenté, lundi, les allégations de favoritisme qui planent sur son administration municipale. D'un ton ferme et sans réplique, il a démenti tous les soupçons de copinage soulevés depuis la semaine dernière. Il a toutefois refusé de répondre aux questions des journalistes.
Les allégations en question portent sur les contrats de communications que la Société de transport de Sherbrooke (STS) a donnés à la firme Praxis que dirige Jean-Yves Laflamme, ex-chef de cabinet et actuel directeur de campagne du maire Perrault. Praxis a récolté 90 % des contrats accordés sans appel d'offres au cours des cinq dernières années.
Disant interrompre ses activités électorales, Jean Perrault a déploré « des déclarations inacceptables qui mettent en doute mon intégrité et celle des gestionnaires municipaux et paramunicipaux ». Le maire affirme qu'il est faux et malhonnête d'affirmer qu'une entreprise rafle la quasi-totalité des contrats de communications de la Ville et des organismes paramunicipaux.
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| Les locaux de la firme Praxis |
Jean Perrault a du même coup remis aux journalistes une liste complète des contrats accordés aux firmes de communication par la municipalité et les organisations paramunicipales. Les documents révèlent que 36 firmes ont récolté des contrats entre 2002 et 2005, et que 20 d'entre elles en ont reçu pour plus de 10 000 $.
Les documents révèlent que Praxis est la firme qui a récolté la plus importante part du gâteau de ces contrats, qui totalisent, 1 437 129 $. La firme du directeur de campagne du maire a recueilli 20,7 % de ces contrats (297 342 $), loin devant la firme Nadeau, Bellavance (13,04 % pour 187 478 $), le Groupe Everest (12,52 % ou 179 906 $).
M. Perrault soutient que la valeur des contrats varie en fonction des entreprises, des spécialités, des expertises et des capacités à exécuter les mandats. Ces contrats, précisent-ils, ont été accordés sans ingérence.
Jean Perrault, qui dit avoir décidé de mener une campagne propre, juge injuste et irresponsable de discréditer ainsi le jugement et l'intégrité des gestionnaires. Les processus et les règles d'attribution des contrats, dit-il, sont respectés intégralement. Les contrats de moins de 25 000 $ peuvent effectivement être accordés sans appel d'offres.
La principale adversaire de M. Perrault dans la course à la mairie, Hélène Gravel, se montre peu impressionnée par cette sortie. « Je constate que mon adversaire semble vouloir noyer le poisson en ne distinguant pas les contrats avec ou sans appels d'offres. Le maire sortant s'est livré à un exercice louable, mais à mon avis il ne parvient pas à dissiper le doute qui subsiste quant à l'attribution des contrats », a-t-elle soutenu par voie de communiqué.
Les questions concernant les contrats sans appel d'offres accordés par la STS ont été soulevées la semaine dernière par un candidat à un poste de conseiller municipal dans le district de l'Université, Sébastien Aubé. M. Aubé affronte Jean-François Rouleau, qui agit à titre de président de la STS.