Mise à jour le vendredi 21 mai 2004 à 13 h 56
NOUVELLE DU SAGUENAY ET DU LAC-SAINT-JEAN
Le maire de Saguenay appelle les défusionnistes au ralliement  | | Jean Tremblay (archives) | Saguenay se démarque dans la foulée du mouvement défusionniste qui a touché les grandes agglomérations québécoises. Les citoyens des sept municipalités regroupées ont répondu favorablement à la campagne de publicité du maire Jean Tremblay. Même l'ancienne ville de La Baie n'a pas résisté à la vague. Les défusionnistes de l'arrondissement de La Baie ont vécu des émotions fortes jeudi soir. Ils sont passés des joies de la victoire à la déception de la défaite. Après la fermeture des registres, les défusionnistes étaient convaincus d'avoir assez de signatures (1618) pour obtenir un référendum. Mais lorsque les résultats officiels furent connus (1452), ils ont dû déchanter. Une défaite qui leur laisse un goût amer.L'ex-maire de La Baie, Réjean Simard, est donc passé à 50 signatures d'obtenir ce qu'il recherche depuis la fusion il y a deux ans, soit la tenue d'un référendum. Réjean Simard se console toutefois du fait que ce soit « la démocratie qui a parlé ». Il affirme aussi qu'il est tout de même honorable d'avoir obtenu 1452 signatures dans le contexte où la Ville a dépensé 250 000 $ pour inciter les citoyens à ne pas aller signer le registre. Chicoutimi Dans l'arrondissement de Chicoutimi, ce sont les opposants au nouveau nom donné à la ville qui ont mené la bataille des registres. Leur porte-parole, André R. Gauhtier n'a pas été suivi par les 8000 membres de l'organisation. Il met sa cuisante défaite sur le compte de la campagne de publicité agressive du maire Tremblay. André R. Gauthier entend d'ailleurs « demander des comptes » pour justifier toutes les dépenses qu'a effectuées la Ville dans sa campagne contre la signature des registres. « C'est immoral », a-t-il dit. Jean Tremblay Le maire Jean Tremblay a rejeté ces accusations, affirmant qu'il n'était « tout de même pas Sadam Hussein » et qu'il ne pourchasserait pas ceux qui ont signé le registre, comme certains l'ont prétendu en début de semaine Selon le maire, c'est plutôt la bonne gestion municipale qui explique que Saguenay a fait bande à part. Le maire Tremblay a aussi lancé un appel aux signataires des registres pour qu'ils se rallient et qu'ils travaillent au développement de la nouvelle ville. À Laterrière, le porte-parole du comité du oui, Gilles Girard, a admis que les maigres résultats, soit 288 signatures – l'objectif était de 433 – ne constituent pas une surprise, pas plus qu'une déception, selon lui. Il soutient que les nombreuses « menaces » véhiculées par Saguenay sur les conséquences d'une éventuelle défusion ont fait peur aux électeurs. Françoise Gauthier La députée de Jonquière et ministre de l'Agriculture, Françoise Gauthier, se dit heureuse du déroulement du processus de signature des registres. Elle parle de la victoire d'un processus démocratique qui a suivi l'imposition de fusions sans consultation de la part du précédent gouvernement péquiste. Tout comme le maire de Saguenay, Jean Tremblay, Françoise Gauthier croit qu'il est maintenant temps de s'occuper des dossiers de développement économique de la ville fusionnée. Elle a d'ailleurs spontanément cité le projet des croisières maritimes. Jacques Côté Le député péquiste de Dubuc, Jacques Côté est content que l'arrondissement de La Baie qu'il représente à l'Assemblée nationale ait échappé au mouvement défusionniste qui a balayé le Québec. Jacques Côté met d'ailleurs la défaite de son parti aux élections d'avril 2003 sur le compte des fusions municipales. Il affirme toutefois qu'il faudra porter une attention spéciale aux revendications des défusionnistes, d'autant plus, dit-il, qu'il ne s'agit pas d'un groupuscule qui s'est exprimé, mais bien plus de 1450 personnes.
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