Mise à jour le jeudi 13 mai 2004 à 16 h 36
NOUVELLE DU SAGUENAY ET DU LAC-SAINT-JEAN
Le caractère public des registres sème l'inquiétude  | | Signature de registre (archives) | Le caractère public des registres sur les défusions municipales inquiète beaucoup de monde. Au bureau du greffe de la Ville de Saguenay, on confirme que les registres seront accessibles à quiconque en fera la demande. Des employés municipaux et des commerçants se demandent si on ne pourrait pas utiliser leur signature contre eux, alors que la Ville incite les gens à ne pas aller signer. Dès le 21 mai, les registres en vue de la tenue d'un référendum sur les défusions seront déposés au service du greffe de Saguenay. Il sera donc possible à n'importe quel citoyen ou élu de les consulter pour savoir qui les ont signés.Employés municipaux Au Syndicat des employés municipaux de Saguenay, on confirme que plusieurs travailleurs ont soulevé la question lors de leur dernière assemblée cette semaine. Le syndicat n'avait pas de réponse, sinon pour minimiser le risque. Commerçants Chez les commerçants aussi on entend ici et là des gens qui hésitent à aller signer, par peur de représailles de la part des clients, mais aussi de la Ville. Le président de la Conférence des chambres de commerce de Saguenay, Éric Dufour, affirme avoir eu peu de discussions sur le sujet, mais il comprend la prudence de ses membres. « Je suis convaincu que le réflexe naturel d'une personnalité d'affaires va être assez timide à ce propos », soutient Éric Dufour. Défusionnistes Le leader des défusionnistes de Chicoutimi, André R. Gauthier, va plus loin. Il affirme que ces craintes sont justifiées. Selon lui, la question de l'accessibilité à la liste des signataires ne porte pas sur la population en général. « C'est le conseil municipal qui est en place avec ses dirigeants qui iraient voir les fonctionnaires qui ont signé. Là il va y avoir des problèmes. Même chose pour certaines personnes qui font des affaires avec la Ville et qui risquent d'être barrées sur les listes (de fournisseurs de la Ville) », affirme André R. Gauthier. Ce dernier espère que ces hésitations n'empêcheront pas son comité d'obtenir un nombre suffisant de personnes pour qu'un référendum soit décrété à Chicoutimi. Il faudra toutefois travailler plus fort, affirme-t-il.
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