Saint-Augustin : le quartier des Bocages pense à rejoindre la grande ville de Québec
Quartier des Bocages
La question des défusions n'est pas close. Saint-Augustin-de-Desmaures risque le morcellement à la suite de sa défusion. Des résidents du quartier des Bocages ne veulent pas leur nouvelle autonomie et désirent demeurer au sein de la grande ville unifiée de Québec.
Le secteur des Bocages regroupe plus de 7 000 habitants dans la partie est de Saint-Augustin, près de Cap-Rouge. C'est près de la moitié de la population de Saint-Augustin-de-Desmaures, qui est l'une des deux anciennes villes de Québec à avoir voté à plus de 35 %, soit 38,4 %, pour la défusion lors du référendum du 20 juin dernier.
Des affinités avec Cap-Rouge
Normand Lessard
Normand Lessard, qui a travaillé pour le comité du Non aux défusions, habite le secteur des Bocages. Il veut que son secteur reste avec Québec. « Les gens ont choisi un milieu de vie de banlieue d'une grande ville, plutôt qu'un milieu de vie de village », précise M. Lessard.
Comme lui, une résidente ne voit pas d'affinité des Bocages avec le village de Saint-Augustin, situé plus à l'ouest. « De toute façon, on est plus près de Cap-Rouge que de Saint-Augustin village. Puis on a déjà tous nos services avec Cap-Rouge », souligne-t-elle. Cependant, le jour de la consultation sur la réorganisation territoriale municipale, Cap-Rouge a choisi de rester avec Québec.
Certains craignent l'isolement
Saint-Augustin
Certains citoyens craignent aussi l'isolement, puisque seulement deux anciennes villes de banlieue sur 12 ont choisi la défusion à Québec. On parle de possibilité de pétition, de signature de registre et même d'un autre référendum pour rester avec Québec.
Mais affinités ou pas avec Cap-Rouge, d'autres disent qu'il est un peu tard pour empêcher la défusion du secteur. « Écoutez, on ne peut pas commencer à défusionner chaque secteur, chaque rue de la ville. Je pense que la décision a été prise. On verra ce que ça donne », affirme l'un d'eux. « Il y a eu une consultation, il y a un résultat qui a été donné. On n'est pas pour constamment revenir en arrière pour essayer de modifier ce qui se passe », affirme une autre, alors que certains s'interrogent sur la possibilité de faire une telle démarche.
Il est difficile pour l'instant de déterminer l'ampleur que pourrait prendre ce mouvement. Il faudra voir aussi comment réagira le ministère des Affaires municipales devant une telle éventualité.