Prix de la défusion à Saint-Augustin : l'ex-maire demande le report de la hausse des taxes
Marcel Corriveau (archives)
Afin d'étaler sur plusieurs années le coût de la défusion, Marcel Corriveau vient d'écrire au gouvernement pour lui demander de moduler les augmentations de taxes de plus de 20 %, comme c'est le cas pour les anciennes villes qui demeureront fusionnées. Entretemps, le comité de transition s'apprête à entrer en fonction à Québec, sous la présidence de Jacques O'Bready.
Le conseiller municipal Marcel Corriveau, ex-maire de Saint-Augustin-de-Desmaures et président de l'arrondissement Laurentien, se sent bien seul aux lendemains des référendums. « Honnêtement, oui, je suis déçu. Je m'attendais que Sainte-Foy et Sillery fassent partie du décor. »
Un étalement du coût des hausses de taxes
Pour éviter un réveil brutal aux contribuables, monsieur Corriveau demande au gouvernement d'étaler sur plusieurs années le coût des hausses de taxes, qui pourraient atteindre 27 % la première année de la défusion selon l'étude du gouvernement. « Compte tenu qu'on continue à faire partie de l'agglomération, qu'on reçoit des services de l'agglomération, qu'on paie des taxes à l'agglomération, je pense qu'on devrait avoir les mêmes privilèges que les autres payeurs de taxes de la ville. Sinon, on va faire deux classes de citoyens », souligne Marcel Corriveau.
La loi 170 sur les fusions municipales prévoit l'étalement des hausses de taxes des villes fusionnées sur plusieurs années, pour atteindre l'équité fiscale avec les autres arrondissements de la grande ville. Quant à elles, les villes reconstituées doivent assumer la hausse complète dès la première année de la défusion.
Un comité de transition présidé par Jacques O'Bready
Jacques O'Bready
Comme deux anciennes villes vont défusionner à Québec, Saint-Augustin-de-Desmaures et L'Ancienne-Lorette, un comité de transition est formé. L'ex-maire de Sherbrooke, Jacques O'Bready, le préside. La tâche est considérable pour organiser les villes reconstituées.
« Il faut regarder quel est l'impact au niveau de la gestion, du personnel, les partages des actifs et des passifs », explique Jacques O'Bready, président du Comité de transition de la ville de Québec. « Il y a des compétences d'agglomération, il y a les compétences de proximité qui vont aller à la ville. » Le comité veillera aussi à préparer des élections.
Marcel Corriveau attend un travail équitable du comité de transition. Il souhaite « qu'on puisse arriver à des décisions qui favorisent les deux parties, qui ne défavorisent pas les villes reconstituées même si ce sont de petites villes. »
Le partage du personnel représente une partie délicate de l'opération. Les employés ne sont pas obligés de retourner dans la ville reconstituée et certains craignent des surplus de personnel au bout du compte.