Deuxième débat sur les défusions : pas de véritable gagnant
Le deuxième débat télévisé sur les défusions à Québec entre le maire Jean-Paul L'Allier et le chef de l'opposition Jacques Langlois n'a pas fait de véritable gagnant.
Après la poignée de mains obligatoire, Jacques Langlois est rapidement passé à l'attaque dès sa présentation au débat présenté par TQS, sur le choix au référendum du 20 juin.
La question des taxes a été au coeur du débat
« Vous avez monté les taxes de 20 % pour les gens de l'ouest puis les gens de l'est n'ont pas eu de baisse de taxes », a lancé M. Langlois.
Jean-Paul L'Allier a attaqué à son tour : « S'il y a défusion, les villes qui partent, la ville démembrée paiera tout de suite la facture de rattrapage fiscal et il y aura deux comptes de taxes et dans mon livre à moi, deux comptes de taxes c'est toujours plus cher qu'un seul. »
Sans se fâcher, il l'avait promis, le maire attaque encore. « J'ai vu que vous connaissiez pas grand chose du développement international, » a lancé le maire L'Allier à M. Langlois.
Guerres de clochers
Les deux hommes ont poursuivi leurs attaques.
« Au lendemain des signatures des registres, le seul qui a méprisé ses adversaires, c'est le maire de Québec. Il m'a traité de jelly fish, il a traité Mme Boucher de la reine du crêpage de chignon. Il a même dit "le vieux maire de Charlesbourg" qui a le même âge que lui, » a affirmé Jacques Langlois.
« Un jelly fish c'est mou ça colle sur toi. M. Langlois a pris courageusement sa position une fois qu'il a reconnu la position du registre. Et dans le cas qui nous préoccupe, si jamais il n'y avait pas de démantèlement à Beauport, je vous garantis qu'il va être en faveur de la ville nouvelle, » a répliqué le maire L'Allier.
Deux autres débats sont prévus entre les deux hommes jeudi et vendredi, à la radio cette fois.Reportage de Ghislain Beaulieu