Le maire de Sherbrooke tend la main aux défusionnistes
Le maire Perrault était émotif pour plusieurs raisons dimanche soir
Le maire de Sherbrooke, Jean Perrault est visiblement heureux et soulagé des résultats des référendums sur les défusions municipales, qui ont confirmé l'intégrité du territoire des villes fusionnées.
À Sherbrooke toutefois, le maire était peu enclin à célébrer dans les minutes qui ont suivi l'annonce officielle des résultats. Jean Perrault était encore secoué par le décès du directeur du Service de la protection de la faune en Estrie, Réal Carbonneau, survenu samedi, lors d'une descente en rafting (voir autre texte).
« En guise d'introduction, a dit le maire, je voudrais exprimer mes regrets à la famille Carbonneau pour l'accident de samedi. Mais sur une note qu'on attend depuis longtemps, et je m'excuse de mes émotions, je voudrais vous dire que j'ai d'autres émotions que j'aimerais partager avec vous, avec les membres du conseil présents ici ce soir. On reste une ville unie, on reste une ville qui va regarder l'avenir! »
Reprenant le dessus sur ses émotions, le maire de Sherbrooke a ensuite tendu la main aux défusionnistes des quatre arrondissements qui ont perdu leur bataille. « Aidez-nous à améliorer l'ensemble de la communauté, pour que Sherbrooke soit meilleur », a dit Jean Perrault.
Gilles Morency avait la tête baisse dimanche soir
Les défusionnistes lèchent leurs plaies À Saint-Élie-d'Orford, où les défusionnistes ont mené une intense campagne, l'heure était à la déception après que le camp du Oui eut perdu le vote à la majorité simple.
Selon le leader défusionniste Gilles Morency, ceux qui ont voté pour le maintien de la grande ville regretteront leur geste. « Les gens vont se rendre compte que les taxes vont continuer à augmenter, ils vont se rendre compte que les taxes vont continuer de baisser », a-t-il dit.
À Deauville, la présidente du comité du Oui, Édith Carmichael, s'en est pris à la règle fixée par Québec selon laquelle le nombre de personnes ayant voté Oui devait équivaloir à 35 % des électeurs inscrits sur la liste électorale.
Édith Carmichael
« Actuellement, on a 55 % (des votes exprimés). Démocratiquement, on aurait gagné! [...] M. Charest, est-ce qu'il a eu 35 % des votes, lui? Pourquoi est-ce que cette politique s'est appliquée seulement pour les fusions? Pourquoi est-ce qu'on a choisi la fête des Pères pour le vote? », a demandé Mme Carmichael.
À Bromptonville, enfin, les défusionnistes affirment qu'ils ont perdu des votes en raison de l'ambiguïté de la question. « Il y en avait qui disaient non à la fusion, mais ils auraient dû dire Oui à la défusion! », a soutenu André Paquette du comité pour la défusion de Bromptonville.