Les Madelinots devront interpréter la loi 9 sans aide supplémentaire
Le ministre des Affaires municipales, Jean Marc Fournier, refuse la demande du député Maxime Arseneau et du conseil municipal de déléguer des fonctionnaires dans l'Archipel pour expliquer la loi 9 et ses impacts sur la structure municipale.
Le maire Claude Vigneau se dit très déçu par ce refus du ministre d'offrir plus de renseignements aux Madelinots : « Qui étaient les mieux placés pour le faire, c'était évidemment les gens du ministère des Affaires municipales. »
La semaine dernière, le ministère avait pourtant donné son feu vert. Selon le maire, le ministère est revenu sur sa décision pour des raisons légales. « On nous dit, dans un contexte référendaire, on ne peut pas sous aucun prétexte s'embarquer dans une dynamique comme celle-là », rapporte Claude Vigneau.
Le directeur des élections aurait, entre autres, jugé l'assemblée partisane.
Défusion, vote par anticipation
L'attaché de presse du ministre Fournier explique que les citoyens ont déjà été informés par le Groupe Roche lors de la présentation des études.
Si les électeurs veulent des informations supplémentaires, ajoute-t-il, ils peuvent consulter les pages Internet du ministère, se rendre à la bibliothèque municipale ou téléphoner gratuitement au ministère.
Devant l'impasse et l'échéance référendaire qui arrive à grands pas, le maire Vigneau interpelle les Madelinots : « Il faut s'en occuper, ce n'est pas seulement l'affaire du maire, ce n'est pas seulement l'affaire du conseiller, c'est l'affaire de tout le monde. »
Aux Îles-de-la-Madeleine, lors du vote par anticipation, à peine 2,5 % des gens de Grosse-Isle se sont prononcés alors que 5,5 % des gens de Cap-aux-Meules sont déjà allés voter.