Démembrement : les Madelinots répondent à l'appel du maire
L'appel à l'unité du maire des Îles, Claude Vigneau a été entendu et plusieurs organismes régionaux se sont publiquement prononcés pour le maintien de la jeune municipalité regroupée des Îles-de-la-Madeleine.
Havre-Aubert
La Corporation culturelle Arrimage et Tourisme Îles de la Madeleine sont venus dire qu'ils souhaitent que la grande municipalité demeure parce que les dossiers régionaux y sont menés plus rondement. Le Centre local de développement estime qu'il a autre chose à faire qu'arbitrer des rivalités municipales.
De plus, le directeur du CLD, Joël Bourque, croit que l'unité entre les Madelinots aide à attirer des investissements : « Si on commence à avoir des disputes puis des rivalités entre chacune des localités, pour qu'une municipalité essaye d'attirer une entreprise au détriment d'une autre, je pense que ce sont des énergies perdues. Il faudrait travailler tous ensembles à dire, bon, je veux attirer une nouvelle entreprise sur le territoire des Îles, même chose pour la rétention des jeunes. »
Dans ce concert d'appuis à la municipalité unique, une seule voix discordance s'est fait entendre, celle de la Chambre de commerce. L'organisme refuse de se prononcer.
Les membres demeurent toutefois convaincus qu'un développement économique régional suivra le référendum. Quant au député péquiste, Maxime Arseneau, il accuse le gouvernement Charest d'entretenir la confusion par son refus de venir aux Îles pour corriger les perceptions des citoyens.
Selon M. Arseneau, les défusionnistes mènent une bataille souterraine qui ressemble à un règlement de comptes. Aucune déclaration publique n'a été entendue cette semaine du côté des citoyens favorables à la défusion.