Référendum sur le démembrement : peu d'intérêt à Gallix
À Gallix, la réunion publique du comité du oui pour le référendum sur la défusion n'a attiré qu'une dizaine de citoyens.
Le responsable du comité du oui, Mario Richard, milite pour que son ancienne municipalité retrouve son indépendance. « Pour pouvoir s'administrer nous-autres même. C'est ça que je trouve déplorable, que Gallix ne puisse pas s'administrer par lui-même », juge M. Richard.
Ce dernier demeure toutefois sans réponse devant les arguments des anciens conseillers municipaux qui font valoir qu'après la défusion, Gallix devra tout de même partager de nouvelles responsabilités avec Sept-Îles.
Défusion, vote par anticipation
Selon M. Richard, la population aurait dû avoir accès aux différents scénarios soumis par le groupe Roche afin de comparer les coûts d'une fusion avec Port-Cartier au lieu de Sept-Îles. « Moi, c'est surtout pour informer la population, qu'elle prenne le bon choix. Parce que je trouve déplorable qu'une municipalité puisse cacher des documents à la population », soutient le responsable du comité du oui de Gallix.
La partie est loin d'être gagnée pour les défusionnistes si on en croit le propos de Mireille Plante, une résidente de Gallix pour qui la défusion n'est pas rentable et les référendums sont une dépense inutile. « Ça nous coûte de l'argent pour défusionner, et ça nous coûte de l'argent pour le registre. Et c'est de l'argent perdu, c'est de l'argent qu'on aurait pu mettre ailleurs, c'est une folie, tout simplement », juge Mme Plante.
Le oui devra recueillir 35 % du nombre de personnes dont les noms se retrouvent sur la liste référendaire soit 247 votes et une majorité simple pour l'emporter dimanche. 47 personnes ont déjà voté par anticipation.