Longueuil: Québec approuve le rapport

Nathalie Normandeau

La ministre des Affaires municipales, Nathalie Normandeau, appuie les propositions que le comité de transition de Longueuil a présentées jeudi. Elle entérine la composition du futur conseil d'agglomération et le principe de la double majorité.

Le conseil d'agglomération sera donc formé de 10 membres, soit le maire et cinq conseillers choisis parmi ceux de la ville de Longueuil de même que des quatre maires des villes reconstituées.

La ministre des Affaires municipales, Nathalie Normandeau, se range derrière les défusionnistes et le comité de transition. Elle approuve notamment le principe de double majorité décrié par les candidats à la mairie de Longueuil.

Les propositions du comité de transition réjouissent les dirigeants des villes défusionnées qui disposent ainsi d'un pouvoir important sur les décisions du conseil d'agglomération. Les décisions devront être entérinées par la majorité des élus de Longueuil siégeant au conseil d'agglomération et celle des élus des villes défusionnées.

Longueuil Longueuil

L'imposition de la double majorité au sein du conseil d'agglomération correspond à accorder un droit de véto aux villes défusionnées sur toutes les décisions du conseil, selon le candidat à la mairie de Longueuil, Claude Gladu.

Le président du comité de transition, Yves Ryan, soutient avoir inclus cette disposition afin de prévenir les abus. Quant à la ministre Normandeau, elle appuie cette formule en raison du poids économique et démographique des villes défusionnées. Ces dernières représentent 40 % de la population de l'agglomération et possèdent 51 % de sa richesse foncière.

Claude Gladu (archives)   © Claude Gladu/Claude Gladu

La situation déplaît aux deux candidats à la mairie de la ville de Longueuil, Claude Gladu et Claude Lamoureux.

Les deux candidats craignent, par exemple, que des projets comme le campus de Longueuil de l'Université de Sherbrooke et son centre de congrès ne soient paralysés. Les villes reconstituées pensent le contraire.

« On n'est pas là pour être les fauteurs de trouble », rétorque la mairesse de Boucherville nouvellement réélue, Francine Gadbois. « On n'est pas là pour arrêter le développement. On n'est pas là pour être négatif ».

Selon M. Gladu, le système à double majorité brime les droits des citoyens de Saint-Hubert, de Greenfield Park et du Vieux-Longueuil. M. Gladu considère que le Comité de transition a fait des recommandations qui ne respectent pas les lois 9 et 75 sur la reconstitution des villes défusionnées.

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