Andrée Boucher
La candidate indépendante Andrée Boucher qualifie de manoeuvre de dernière minute la levée de boucliers pour empêcher son élection à la mairie de Québec.
Les candidats Marc Bellemare et Claude Larose soutiennent qu'ils s'inquiètent de l'élection éventuelle d'une candidate qui n'a pas d'équipe.
Andrée Boucher continue de répondre que la véritable équipe sera celle élue le 6 novembre. Si elle est élue à la mairie de Québec, elle entend recruter les membres du comité exécutif sans tenir compte du fait qu'ils sont indépendants ou du parti qu'ils représentent. Les élus sont au service de la population et non d'un parti, soutient Mme Boucher.
La candidate à la mairie de Québec, critiquée parce qu'elle n'a pas d'équipe, soutient que c'est la population qui choisira l'équipe le soir de l'élection et que les élus sont au service de la population et non d'un parti.
« [...] Je suis indépendante à la mairie et les gens vont choisir une équipe, puis ils peuvent la prendre dans les partis, ils peuvent la prendre dans les indépendants. C'est leur choix », dit-elle.
Ses adversaires estiment par ailleurs que par souci d'éthique, Andrée Boucher devrait remettre son indemnité de départ reçue en 2001, parce qu'elle revient en politique.
Mme Boucher répond que la loi est très claire et qu'il n'y a pas d'interprétation possible de l'article 30 à ce sujet. Elle renvoie la balle à ses adversaires. Elle demande pourquoi Claude Larose n'a pas suggéré à Normand Châtigny, l'ex-maire de Cap-Rouge, de remettre son indemnité lorsqu'il est revenu à l'Hôtel de Ville avec le Renouveau municipal après une absence de quatre ans.
Elle se demande aussi pourquoi Marc Bellemare demeure silencieux au sujet des candidats de son parti qui auront droit à cette indemnité s'ils sont battus aux élections.
« Est-ce qu'il va dire à ces gens-là: "ne prenez pas vos indemnités, vu que vous pourriez revenir un jour." C'est par parce que quelqu'un est défait en politique qu'il ne revient pas! », souligne Mme Boucher.