Mouvement d'opposition contre Andrée Boucher

Les partis d'opposition partent en guerre contre la candidate à la mairie de Québec Andrée Boucher.

Ils s'inquiètent d'une mairesse qui serait élue sans équipe. Le chef de Vision Québec, Marc Bellemare, emboîte le pas au message que commençait à faire circuler l'autre candidat à la mairie, Claude Larose, la semaine dernière.

Accompagné de ses 37 candidats réunis devant l'hôtel de ville de Québec, Marc Bellemare a lancé un SOS aux électeurs de Québec, en soutenant qu'un conseil qui serait dirigé par une mairesse sans équipe deviendrait vite inopérant.

À Québec, les différents partis s'en prennent à la candidate indépendante pour dénoncer le chaos qui régnerait à l'Hôtel de ville si elle devenait mairesse. Les étudiants aussi s'opposent à son élection.

Marc Bellemare

Cette position est partagée par l'actuel maire de Québec, Jean-Paul L'Allier, qui, bien qu'il ne souhaite pas se prononcer sur cette campagne, estime que la présence d'une équipe est essentielle.

« [...] Ça ne peut pas se faire autrement qu'avec une équipe où les gens se font confiance et où il y a un partage de responsabilités. Il ne peut pas y avoir juste une personne qui décide tout », mentionne le maire L'Allier.

Les étudiants s'en mêlent

Par ailleurs, une dizaine d'associations d'étudiants ont envoyé une lettre ouverte à Andrée Boucher pour lui faire part des doléances et des inquiétudes des jeunes à son égard. Des étudiants ont, entre autres, distribué des tracts sur lesquels on peut lire: « Andrée Boucher s'en vient, la jeunesse s'en va ». Ils demandent aux citoyens de ne pas voter pour elle.

Les jeunes sont inquiets notamment en ce qui concerne la position d'Andrée Boucher sur le logement social et le Réseau de transport de la capitale.

Par ailleurs, le conseil central de la CSN de Québec-Chaudière-Appalaches se dit aussi inquiet de la possible élection d'Andrée Boucher. Il s'interroge sur sa vision ou son silence sur plusieurs dossiers comme le développement économique, social et culturel de la capitale nationale.

La CSN souligne que l'ex-mairesse avait plusieurs contentieux à l'époque avec les villes de Québec et de Cap-Rouge et soutient que quand elle était au pouvoir, elle aimait les citoyens dociles et derrière elle.

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