En Montérégie, les villes reconstituées, qui ont abandonné Longueuil, s'impatientent devant la lenteur du comité de transition à publier son rapport sur le fonctionnement du futur conseil d'agglomération.
En Montérégie, les villes reconstituées, qui ont quitté Longueuil, attendent impatiemment le rapport du comité de transition sur le fonctionnement du futur conseil d'agglomération.
Ses représentants et candidats aux mairies des villes défusionnées sont également désireux de connaître les intentions de la ministre des Affaires municipales, Nathalie Normandeau.
L'un des aspects les plus attendus touche l'application ou non d'un système de double majorité au sein du conseil d'agglomération.
Pour les deux candidats à la mairie de Longueuil, Claude Gladu et Claude Lamoureux, l'implantation d'un système de double majorité donnerait en quelque sorte un droit de veto aux villes reconstituées, ce qui pourrait paralyser le développement de la ville.
Francine Gadbois, élue par acclamation à Boucherville (archives)
Par contre, la mairesse nouvellement élue de Boucherville, Francine Gadbois, croit plutôt que c'est l'absence d'un tel système - de double majorité - qui pourrait entraîner cette conséquence. « Depuis quatre ans, les décisions se prennent à tout vent. À Boucherville, on fait pas la rue. On n'intervient pas. On n'avait pas notre mot à dire à cet égard. Ça n'a pas de bon sens. En toute équité pour le citoyen, on se doit d'avoir cette double majorité là », dit-elle.
L'un des deux candidats à la mairie de Brossard, Jean-Marc Pelletier, partage cet avis. Il croit qu'il y a un équilibre entre les populations et la richesse foncière de Longueuil et des villes reconstituées, ce qui justifie selon lui l'application d'un système de double majorité.
« Ou bien on donne un équilibre des pouvoirs entre les villes reconstituées et la ville-centre, ce qui amène les gens à travailler ensemble. Ou bien, on ne le donne pas. Dans lequel cas, c'est la ministre qui sera souvent appelée à trancher les différends ». C'est ce qui, selon lui, risquerait de compromettre le développement économique et social de la région.