Les électeurs ne sont pas les seuls à bouder l'élection municipale du 6 novembre prochain. Certaines municipalités souffrent également de la défection des candidats.
L'absence de candidat à un poste de maire entraîne la reprise de la procédure. Mais le président de l'élection ne peut la recommencer qu'une fois. Si la situation perdure, Québec peut nommer le maire de son choix.
Sur le territoire québécois, 8 municipalités sur les 1106 existantes (0,7 %) n'ont pu trouver un seul candidat désireux d'occuper la mairie.
C'est notamment le cas de Brigham, en Montérégie, où les citoyens de la municipalité située entre Farnham et Cowansville auront tout de même des élections le 6 novembre prochain. Deux candidats briguent le même siège de conseiller.
Nouvelle procédure
Cependant, en ce qui a trait au poste de maire, le président d'élection de la municipalité devra procéder à une nouvelle procédure de mise en candidature et fixer une nouvelle date de scrutin. La loi électorale exige des présidents d'élection qu'ils fixent un nouveau jour d'élection, un dimanche, dans les quatre mois suivant la constatation de l'absence de candidat.
Ce processus ne peut toutefois être repris qu'une seule fois. En cas d'absence de candidature lors de la deuxième procédure, le président de l'élection doit aviser le ministre des Affaires municipales et des Régions. Ce dernier peut nommer la personne de son choix pour occuper le poste de maire.
La personne ainsi nommée entre en fonction dès sa nomination.
Les sept autres orphelines
Les municipalités de Notre-Dame-du-Nord (Abitibi-témiscamingue), Saint-Eugène-de-Guigues (Abitibi-Témiscamingue), Sainte-Angèle-de-Méricie (Bas-Saint-Laurent), Sainte-Hélène (Bas-Saint-Laurent), Sainte-Luce (Bas-Saint-Laurent), Saint-Ulric (Bas-Saint-Laurent) et de Sainte-Louise (Chaudière-Appalaches) se retrouvent dans la même situation que Brigham et ils devront tous recommencer le processus électoral pour tenter de trouver des candidats.