Claude Gladu dit avoir appris que le comité de transition de Longueuil devrait recommander, mardi, l'instauration d'un système de double majorité au sein du futur conseil d'agglomération.
Ce qui a provoqué sa colère puisqu'il envisagerait, selon la Gazette, de poursuivre Québec si celui-ci donne son aval au projet.
Le candidat à la mairie de Longueuil avertit Québec qu'il le poursuivra s'il accepte la formule de la double majorité pour le nouveau Conseil d'agglomération.
La formule prévoit que les résolutions du conseil soient adoptées seulement après avoir obtenu une majorité de voix à la fois dans la ville-centre de Longueuil et dans les quatre villes défusionnées, soit Saint-Bruno, Saint-Lambert, Brossard et Boucherville. Des municipalités qui comptent près de 40 % de la population de l'agglomération et 60 % de sa richesse foncière.
Le chef du parti municipal Rive-Sud estime que le système de double majorité contreviendrait à l'esprit des lois 9 et 75, qui définissent les conditions des défusions. Ce qui donnerait en quelque sorte un droit de veto aux villes défusionnées au sein du conseil d'agglomération.
Deux scénarios s'affrontent
Le maire Jacques Olivier souhaite que le conseil d'agglomération soit formé de dix membres, dont six de Longueuil et quatre des villes reconstituées, et que les décisions soient votées à la majorité simple.
Les défusionnistes réclament quant à eux une formule de double majorité, ce qui, de leur avis, permettrait de mettre fin aux dépenses somptuaires et aux quatre villes reconstituées de se faire entendre.
Avec l'approche du scrutin du 6 novembre, Québec ne peut plus se permettre de tergiverser longtemps dans le dossier. La ministre des Affaires municipales, Nathalie Normandeau, doit faire part de sa décision mercredi, après la diffusion du rapport du comité de transition.
Pour sa part, Claude Gladu a rencontré lundi le ministre des Finances, Michel Audet, pour évoquer la question. Il s'est refusé à commenter cet entretien privé.