2012, l'Année des Fransaskois

Éducation fransaskoise : des élèves de l’École Boréale de Ponteix ont déménagé

Des jeunes du secondaire de l'École Boréale de Ponteix déménagent Des jeunes du secondaire de l'École Boréale de Ponteix déménagent

Les trois élèves du secondaire de l'École Boréale de Ponteix ont été déplacés vendredi.

L'association fransaskoise locale, les Auvergnois de Ponteix, qui louait des locaux du Centre culturel Royer au Conseil des écoles fransaskoises de façon temporaire depuis 17 ans, voulait maintenant les récupérer.

Les enfants de la 1re à la 6e année continueront de recevoir un enseignement dans des salles de classe portatives annexées au centre.

Mais l'enseignement du secondaire, qui se faisait dans le sous-sol du centre culturel, sera maintenant donné dans le salon du personnel de l'École Boréale.

Les efforts pour trouver des locaux qui pourraient servir de salle de classe dans le village de Ponteix n'ont rien donné.

À court d'options, c'est le salon du personnel qui a été sacrifié.

La directrice de l'École Boréale de Ponteix, Chantal Morin-Switzer La directrice de l'École Boréale de Ponteix, Chantal Morin-Switzer

La salle n'est pas conçue à cet effet et est peu propice à l'apprentissage, selon la directrice de l'école, Chantal Morin-Switzer. Elle croit aussi que le changement aura des impacts négatifs sur les enseignants.

« C'est une place que les enseignants se servaient pour faire des périodes de planification. C'était un endroit où ils pouvaient aller travailler. Alors ils vont perdre cet espace-là. » — Chantal Morin-Switzer, Directrice École Boréale de Ponteix

Situation anormale

Jonathan Cyr est l'un des trois élèves du secondaire qui a dû déplacer son matériel scolaire.

Jonathan Cyr, élève à l'École Boréale de Ponteix Jonathan Cyr, élève à l'École Boréale de Ponteix

Même si ce n'est pas la première fois qu'il déménage d'une salle de classe à une autre, il croit que la situation est anormale.

« Je trouve un peu bizarre et frustrant aussi parce qu'on a besoin de déménager au milieu de l'année », dit-il.

Mais Jonathan Cyr est convaincu de l'importance du français. Et malgré le manque d'espace et de ressources à l'École Boréale, il compte y terminer son secondaire.

« La raison que je reste à l'école française c'est parce que ça fait partie de mon héritage. Je suis d'origine française. Et ça me donne aussi différentes opportunités dans différentes carrières. » — 

L'École Boréale existe depuis 17 ans, mais n'a jamais eu de finissants.

De plus en plus d'élèves y sont inscrits au primaire, mais l'école a de la difficulté à retenir ses élèves après la septième année.

Manque d'espace

L'association les Auvergnois de Ponteix, qui gère le Centre culturel Royer et est responsable du développement communautaire, dit avoir besoin de ce local pour élargir sa programmation et ses services en français.

L'espace libéré dans le sous-sol sera transformé en Centre d'appui à la famille et à l'enfance.

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