Vivre le froid extrême : parfois un choc pour les immigrants

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Des milliers de nouveaux immigrants en Saskatchewan vivent ces jours-ci leurs premières journées de froid extrême, avec une température qui avoisinait en matinée les - 48 degrés Celcius en tenant compte du refroidissement éolien.

Fatthiah Alali, réfugiée syrienne

Cette baisse soudaine des températures peut s'avérer un choc pour certains. C'est le cas pour Fatthiah Alali, une réfugiée syrienne, arrivée dans la province il y a 12 jours, avec la ferme intention de s'installer à Regina.

Elle avait vu dans des vidéos promotionnelles une ville tout en verdure, mais l'air froid l'a frappé de plein fouet, à tel point qu'elle a eu mal au visage et aux mains.

Elle envisage désormais de déménager à Toronto.

Un apprentissage pour les immigrants

Chaque année, la directrice du Newcomer Welcome Center de Regina, Gratta Nimbeshaho, doit avoir de bonnes discussions avec les nouveaux arrivants qui choisissent la Saskatchewan.

Elle leur explique que « s'habiller chaudement » a une signification différente au Canada que dans leur pays d'origine. « Pour eux, s'habiller chaudement, c'est juste porter un manteau d'hiver. »

Ulrich Manga, originaire du Congo

Cette adaptation s'est mieux passée pour Ulrich Manga, natif du Congo, qui est arrivé à Regina, il y a cinq ans, pour terminer ses études secondaires. Il est maintenant un amoureux de l'hiver.

« J'aime bien l'hiver. C'est bien beau, c'est un cadeau que Dieu nous a donné, donc, on en profite ».

Toutefois, lui aussi a dû passer par une période d'apprentissage puisqu'il n'était muni que d'un chandail lors de son arrivée en autobus en plein hiver.

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