Idle No More : les origines du mouvement sont en Saskatchewan

Idle No More 11 janvier 2012 Vancouver

Quatre Saskatchewanaises sont à l'origine du mouvement Idle No More qui fait entendre les revendications autochtones depuis novembre 2012 lors de manifestations au Canada.

Nina Wilson, Sheelah McLean, Sylvia McAdams et Jessica Gordon ont d'abord organisé des sessions d'information et des forums de discussion sur Facebook et Twitter en réponse à l'ancien projet de loi C-45.

Aujourd'hui appelé Loi de 2012 sur l'emploi et la croissance, le texte a introduit une réforme de la Loi sur les Indiens et des changements à la protection des eaux navigables.

« J'étais sidérée », a déclaré Mme McAdams qui enseigne à l'Université des Premières Nations.

Les Saskatchewanaises ont alors décidé de se lever de leurs sofas et de ne plus rester passives devant les décisions prises à Ottawa, d'où l'appellation « Idle No More ».

Elles ont ensuite réussi à convaincre la validité de leur point de vue à des milliers d'Autochtones au pays et même obtenu des soutiens venus d'Afrique, de Nouvelle-Zélande et d'Australie.

« C'est une démonstration du pouvoir des femmes, explique Robert-Falcon Ouellette, directeur des programmes autochtones à l'Université du Manitoba. Elles n'ont pas encore pris la place politique des chefs, mais cela s'en vient ».

M. Ouellette s'attend à ce que ces jeunes femmes dirigent leurs communautés dans les 10 à 15 prochaines années.

Les organisatrices du mouvement, quant à elles, rappellent qu'elles veulent avant tout obtenir des changements de manière pacifique et éviter toute forme de violence.

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