Tests de dépistage de tuberculose boudés à l'Université de la Saskatchewan

David Hannah, vice-recteur associé aux affaires étudiantes de l'Université de la Saskatchewan David Hannah, vice-recteur associé aux affaires étudiantes de l'Université de la Saskatchewan  Photo :  Pascale Bouchard/Radio-Canada

Seulement 244 des quelque 589 personnes invitées à passer un test pour la tuberculose sur le campus de l'Université de la Saskatchewan ont accepté à ce jour de le faire.

Ces invitations ont été envoyées après qu'une personne qui fréquente l'établissement universitaire eut reçu un diagnostic de tuberculose à la fin de novembre.

La fenêtre idéale pour dépister la maladie après la découverte d'un cas est de huit semaines, selon l'Autorité régionale de santé de Saskatoon, et se fermerait donc le 21 janvier.

La tuberculose est une maladie contagieuse qui affecte les poumons.

Période occupée

Tant l'Université que l'Autorité régionale reconnaît que le moment où s'est tenue la clinique de dépistage a probablement eu un impact sur le nombre d'étudiants qui ont répondu à l'invitation.

« La période d'examens avant les fêtes a possiblement contribué au fait que la stratégie a moins bien fonctionné », affirme David Hannah, porte-parole de l'Université, ajoutant que la situation est préoccupante pour l'établissement.

La Dre Julie Kryzanowski de l'Autorité régionale de santé de Saskatoon admet aussi que joindre les étudiants concernés par courriel n'a vraisemblablement pas été suffisant. Les responsables étudient actuellement les autres possibilités qui s'offrent à eux, comme les joindre par téléphone.

L'Université de la Saskatchewan espère toujours que toutes les personnes qui ont reçu une invitation à subir un test de dépistage de la tuberculose iront le passer.

Deuxième clinique en janvier

L'établissement a l'intention de publiciser davantage la tenue de la deuxième clinique de dépistage qui se tiendra en janvier prochain à l'Université de la Saskatchewan.

Les responsables de l'Autorité régionale de santé craignent que certains étudiants aient pu être en contact avec la personne malade dans plus d'une classe.